Léonard Wantchekon place la formalisation de l’économie au cœur du débat fiscal africain. L’économiste béninois estime, selon Jeune Afrique, que cette démarche peut rapporter 125 milliards de dollars au continent.
Sa position intervient dans un moment où la pression fiscale augmente en Afrique. Cette évolution se déroule sur fond de contraintes budgétaires et de chocs externes, qui renforcent la recherche de recettes par les États.
Collecte et confiance au centre du débat
Pour Léonard Wantchekon, l’enjeu ne se résume pas au niveau des impôts. Il met en avant la capacité des États à collecter les taxes avec efficacité et à installer la confiance autour de l’impôt.
Dans son analyse, la performance économique dépend de cette double condition. Le débat porte donc sur la qualité de la collecte fiscale autant que sur le niveau d’imposition appliqué par les États africains.
La question des recettes internes apparaît aussi dans les projections économiques du continent. Dans un rapport publié en 2026, la Banque africaine de développement a prévu une croissance africaine de 4,2 % en 2026 malgré un déficit de financement évalué à 1 300 milliards de dollars, avec un accent mis sur la mobilisation des ressources internes.
Ce rapport chiffre la trajectoire de croissance africaine à 4,4 % en 2025, 4,2 % en 2026 et 4,4 % en 2027.
