Le Tribunal des flagrants délits de Pikine‑Guédiawaye a rendu mercredi son verdict dans une affaire de production et de diffusion de vidéos pornographiques réalisées au Sénégal mais circulant sur des plateformes en ligne. Deux ans de prison pour Modou Seck et Ibrahima Diop.
Selon l’enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar, le réseau mis en cause avait mis sur pied une organisation structurée de tournage et de diffusion de contenus à caractère sexuel, impliquant au moins 152 vidéos saisies lors des arrestations. Les images étaient partagées via des applications telles que Telegram et WhatsApp, avant d’être relayées sur des plateformes à l’étranger.
Deux des principaux accusés, Modou Seck, dit Papito, et le réalisateur Ibrahima Diop, dit Flex, ont été reconnus coupables de production et de diffusion de pornographie ainsi que d’association de malfaiteurs. Ils ont écopé de 2 ans de prison ferme, une peine jugée sévère par les observateurs judiciaires mais inférieure aux réquisitions du parquet.
Trois autres prévenues, dont une commerçante de Thiaroye et deux ressortissantes étrangères, ont également été jugées. L’une a été condamnée à trois mois de prison ferme, tandis que les deux autres ont vu leurs peines aménagées avec sursis pour des faits liés au défaut de carnet sanitaire et à la participation à l’organisation.
L’enquête avait révélé que l’organisation recrutait principalement des femmes, parfois en situation de précarité, pour des tournages rémunérés à la journée, et entretenait des liens financiers avec des administrateurs de sites pornographiques basés en Europe.