Un front commun inédit se dessine au sommet du football mondial. Dans une lettre ouverte à la famille du football ce lundi 10 juillet, les dirigeants de l’UEFA, de l’AFC et de la CONCACAF dénoncent collectivement la gouvernance de la FIFA et mettent directement en cause sa manière de diriger l’institution.
Prise de position commune de l’UEFA, de l’AFC et de la CONCACAF; une forte démonstration d’unité face à la gouvernance actuelle de la FIFA et de Gianni Infantino.
Sans citer directement Gianni Infantino dans le texte, les six signataires ciblent clairement la gouvernance de la FIFA et son président.
Ils dénoncent « un échec de jugement », après la controverse liée à une proposition visant à commercialiser une participation dans la Coupe du monde.
Les confédérations reprochent notamment à la FIFA d’avoir avancé cette proposition « sans véritable consultation », dans un calendrier jugé trop rapide et susceptible de limiter le contrôle des associations membres.
Autre grief majeur, la réponse apportée par la FIFA à la polémique. Si l’instance reconnaît des erreurs de procédure et de communication, les signataires estiment que le problème est plus profond.
« La proposition elle-même était fondamentalement mauvaise », soutiennent-ils, dénonçant une « rupture fondamentale de confiance ».
L’UEFA, l’AFC et la CONCACAF réclament surtout une enquête indépendante. Elles refusent que la FIFA mène elle-même l’examen des faits. « l’administration de la FIFA ne devrait jouer aucun rôle dans la conduite de cette enquête », écrivent-elles.
La réunion organisée au Maroc est également dans leur viseur. Les signataires soulignent qu’un seul responsable élu y était présent et qu’aucun membre du Conseil de la FIFA ni aucune association membre n’avait été convié.
Pour eux, cette méthode alimente les soupçons sur la gouvernance de l’instance mondiale.
Et le ton devient particulièrement sévère. « Il y a du silence là où il devrait y avoir de la responsabilité, de la distance là où il devrait y avoir de l’ouverture », dénoncent les confédérations.
Derrière cette offensive, les trois puissantes confédérations affirment défendre un principe : le football ne peut appartenir à un seul homme ou à une seule institution. Elles appellent à une direction qui « sert le football, et ne cherche pas à le contrôler».




Ce monsieur est une vraie imposture
Regardez bien vers le palais de Roume et vous en verrez un autre.