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FIARA 2026 : combien de tonnes de riz local le marché réclame-t-il à l’entreprise CAS’Art ?

La Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (FIARA) 2026 met en lumière la rentabilité et l’innovation de la nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles sénégalais. Soutenus par le Consortium Jeunesse Sénégal (CJS), ces acteurs locaux structurent des chaînes de valeur allant de la production à la transformation.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le stand du CJS accueille cette année cinq jeunes champions de l’agrobusiness. Abdourahmane Diallo, fondateur de l’entreprise CAS’Art basée à Ziguinchor, s’illustre particulièrement avec son riz local baptisé « EMANAY ». Avec 2 800 producteurs actifs, son réseau a emblavé 450 hectares et transformé 2 250 tonnes de riz paddy dans son usine de Diembéreng.

Toutefois, la demande dépasse largement cette capacité de production. Face aux 1,3 million de tonnes de riz importées par le Sénégal en 2023, Abdourahmane Diallo précise que ses commandes en attente s’élèvent à 25 000 tonnes. Un volume qu’il n’arrive pas encore à satisfaire, prouvant la forte compétitivité du produit local sur le marché national. Son ambition est d’incuber jusqu’à 25 000 producteurs à travers la région de la Casamance pour combler cet écart.

D’autres initiatives axées sur la préservation de l’environnement et la valorisation locale sont également exposées. Khadiatou Sarr, fondatrice de la Maison d’Accueil Vétérinaire (Matvet) à Mbour, a mis au point le « Matcompos », un biofertilisant naturel conçu à partir de déchets de volaille. Parallèlement, l’ingénieur agroalimentaire Oumou Kalsoum Thiaw (DDS Agro) transforme la mangue en dix-huit produits dérivés, incluant des huiles, des confitures et des nectars, afin d’éviter l’exportation de matières premières brutes. De son côté, Gnima Diatta, de la Ferme pédagogique Nyadis, insiste sur l’importance des certifications et de l’emballage pour faciliter l’exportation des produits biologiques.

Malgré ce dynamisme, les acteurs du secteur font face à des contraintes structurelles. Les entrepreneurs présents à la FIARA soulignent le manque de financements pour les investissements à long terme (CAPEX), les obligeant à fonctionner exclusivement sur fonds propres. La question des aléas climatiques et l’absence de polices d’assurance adaptées à l’agriculture ont également été soulevées, accompagnées d’un appel aux établissements bancaires pour assouplir les conditions de crédit.

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