Le président des États-Unis, Donald Trump, a exprimé vendredi sa volonté de réactiver la médiation américaine dans le dossier complexe du partage des eaux du Nil. Dans une correspondance adressée à son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le chef de la Maison Blanche a lié cette initiative diplomatique aux récents développements sécuritaires au Proche-Orient.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, cette proposition s’inscrit dans un contexte de reconnaissance mutuelle. Donald Trump a d’abord tenu à remercier le président al-Sissi pour son rôle central dans la médiation ayant abouti à un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement Hamas. C’est sur la base de cette coopération et de l’amitié entre les deux nations que le dirigeant américain a formulé son offre de reprendre les discussions pour résoudre le litige opposant l’Égypte à l’Éthiopie.
Le locataire de la Maison Blanche a souligné l’importance vitale du fleuve pour l’Égypte, insistant sur la nécessité d’aboutir à un accord qui garantisse les besoins en eau à long terme du Caire, ainsi que ceux du Soudan et de l’Éthiopie. Cette démarche diplomatique intervient alors que Donald Trump annonce la création d’un « Conseil de la paix » pour la bande de Gaza, confirmant son implication croissante dans les dossiers régionaux.
Washington a par ailleurs réaffirmé sa position de principe concernant la gestion des ressources transfrontalières. Le président américain a précisé qu’aucun État de la région ne devrait exercer un contrôle unilatéral sur les ressources du Nil au détriment de ses voisins, visant ainsi à instaurer un cadre de résolution responsable et définitif à ce conflit de longue date.