États-Unis : ce que Peter Moore dénonce sur les billets du Mondial 2026

À l’approche de la Coupe du monde 2026 organisée notamment aux États-Unis, les conditions d’accès au tournoi suscitent des réactions dans le monde du football. En cause, les prix des billets, les reventes sur le marché secondaire et plusieurs contraintes de déplacement qui touchent certains supporters étrangers.

D’après Al Jazeera, Peter Moore, ancien directeur général de Liverpool FC entre 2017 et 2020, accuse la politique de tarification dynamique de rendre l’événement excessivement coûteux. Interrogé depuis Santa Barbara, en Californie, il a affirmé que ce système « n’a pas sa place dans la Coupe du monde et dans le football ». Il a également mis en cause Gianni Infantino, président de la FIFA, en estimant qu’il avait mal apprécié la situation.

Selon les éléments rapportés, certains billets atteignent des montants très élevés, avec des places pour la finale proposées à plus de 2 millions de dollars. Peter Moore affirme aussi que la FIFA prélèverait 30% sur la tarification dynamique. Il estime que les billets se retrouvent entre les mains de robots d’achat et de spéculateurs, qui cherchent à les revendre dans les semaines précédant les matchs, plutôt qu’auprès de supporters ayant l’intention d’assister aux rencontres.

Le dirigeant met également en avant le profil du public que cette politique pourrait favoriser. Il évoque une affluence plus корпоративe et moins diversifiée socialement que lors des précédentes éditions. La FIFA, de son côté, attendrait plus de 11 milliards de dollars de revenus liés au tournoi, tandis que les ventes de billetterie et d’hospitalité à elles seules devraient générer 3 milliards de dollars. Gianni Infantino a défendu les prix élevés, en rappelant que la Coupe du monde, organisée tous les quatre ans, constitue la seule source de revenus de la FIFA et que ces ressources sont réinvesties dans le développement du football au sein de ses 211 fédérations membres.

Le dossier ne concerne pas seulement les prix. Le même article d’Al Jazeera rappelle que des restrictions décidées par Donald Trump compliquent aussi l’entrée aux États-Unis pour des supporters de quatre pays qualifiés : la Côte d’Ivoire, Haïti, l’Iran et le Sénégal, sauf s’ils disposent déjà d’un visa valide. Peter Moore résume cette contradiction en s’interrogeant sur le sens d’une « compétition mondiale » si une partie du monde ne peut pas y accéder.

Aux États-Unis, la revente de billets au-dessus de leur valeur faciale est légale, ce qui, selon Peter Moore, transforme les billets en actifs échangeables. Il dit suivre quotidiennement les plateformes de revente comme StubHub, SeatGeek et Ticketmaster, et conseille aux supporters de surveiller l’évolution des prix à l’approche des matchs. Il ajoute toutefois qu’il ne sait pas si ces tarifs redescendront à un niveau jugé abordable pour les supporters ordinaires, notamment ceux venant du Brésil, de Colombie ou d’Afrique.

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