État civil : Matar Ndao reconnaît les fraudes et pointe les failles du système

Le directeur général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC), Matar Ndao, reconnaît l’existence de fraudes dans la gestion de l’état civil au Sénégal. Selon lui, le phénomène est ancien, mais il est désormais davantage détecté et médiatisé.

Les fraudes à l’état civil s’inscrivent, d’après le responsable, dans un système longtemps géré manuellement. L’absence de procédures harmonisées et la mauvaise maîtrise de certaines bases de données informatiques ont également fragilisé le dispositif.

Le manque de formation, la faiblesse des rémunérations et le comportement irresponsable de certains agents sont aussi pointés par Matar Ndao, notamment dans les pratiques frauduleuses liées à la recherche d’identité. Ces éléments ont été rapportés par Kawtef dans son compte rendu des déclarations du directeur général de l’ANEC.

Le 25 février 2026, Matar Ndao s’était rendu à Cambérène pour présenter des solutions face aux registres vétustes et aux risques de fraude. La délégation de l’ANEC y avait échangé avec l’équipe municipale sur la lenteur de délivrance des documents et la vulnérabilité des archives physiques.

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