Invité de l’émission Le JDD sur iRadio et iTV, Mbaye Jacques Diop a vivement critiqué la gestion administrative de l’équipe nationale. L’ancien conseiller en communication du ministre des Sports sous Matar Bâ juge « incompréhensible » que Pape Thiaw ait dirigé les Lions à la Coupe du monde alors que sa situation contractuelle n’était toujours pas réglée. Il appelle également à une meilleure anticipation des questions administratives et financières autour de la sélection.
Pour Mbaye Jacques Diop, les performances d’une sélection nationale ne reposent pas uniquement sur le talent des joueurs. L’environnement administratif et organisationnel joue également un rôle déterminant dans la réussite d’une équipe.
Invité de l’émission Le JDD, diffusée ce dimanche sur iRadio et iTV, le journaliste sportif a estimé que les questions administratives devaient être définitivement réglées avant le début des grandes compétitions internationales.
L’analyste a d’abord évoqué le dossier des primes de participation. S’il salue le recours aux virements bancaires, qu’il considère comme un gage de transparence, il estime que les paiements doivent intervenir avant l’entrée en lice des Lions afin d’éviter toute distraction pendant le tournoi.
Mais c’est surtout la situation de Pape Thiaw qui a retenu son attention. Mbaye Jacques Diop juge anormal que le sélectionneur national ait pris part à la Coupe du monde alors que son contrat n’était toujours pas officiellement finalisé.
« C’est incompréhensible », a-t-il lancé, estimant que cette situation ne correspond pas aux standards du très haut niveau.
Selon lui, cette responsabilité est partagée entre la Fédération sénégalaise de football (FSF), le ministère des Sports et le technicien lui-même, qui a accepté de conduire la sélection dans un contexte administratif encore flou.
Au-delà du cas du sélectionneur, Mbaye Jacques Diop a également soulevé la question du financement des entraîneurs nationaux. Il s’est interrogé sur le fait que l’État continue d’assurer le paiement de leurs salaires alors que certaines fédérations, notamment celle de football, disposent aujourd’hui de ressources financières importantes issues des compétitions internationales, du sponsoring et des droits marketing.
À ses yeux, les fédérations les plus solides financièrement devraient désormais assumer elles-mêmes la rémunération de leurs sélectionneurs afin d’alléger la charge supportée par les finances publiques.
Pour l’ancien dirigeant sportif, le Sénégal dispose des moyens humains et sportifs pour rivaliser avec les meilleures nations. Mais il estime que cette ambition doit désormais s’accompagner d’une gouvernance plus rigoureuse et d’une gestion plus professionnelle des dossiers administratifs qui entourent la sélection nationale.
