« Nous voulons que chaque jeune fille de Sédhiou puisse rêver de devenir ingénieure, médecin, chercheuse ou informaticienne et qu’elle dispose de l’accompagnement nécessaire pour réaliser ses ambitions », a déclaré Aissatou Faye Bodian, rapporte l’APS. La présidente de l’Association pour la promotion de l’éducation scientifique, de la santé et du développement durable s’exprimait samedi à l’hôtel de ville de Sédhiou, à l’occasion de la finale du concours « Elles sont toutes crackes ».
Ce concours de génie en herbe scientifique vise à encourager les jeunes filles à s’orienter vers les filières scientifiques et techniques. Il entend lever les barrières sociales et culturelles qui freinent encore leur accès aux carrières scientifiques, a souligné Mme Bodian. Au-delà de la compétition, les organisateurs rappellent que la véritable victoire réside dans les connaissances acquises, l’esprit d’équipe et la confiance en soi.
Cette initiative locale intervient alors que des efforts sont déployés au niveau national pour briser les stéréotypes de genre dans les sciences. Le 23 juin 2026, l’UNICEF avait lancé une campagne avec la chanson « Lima Beuga Doon » (« Ce que je veux être »), en partenariat avec le gouvernement sénégalais et la structure Hoside, pour ouvrir les filières STEM aux filles. Mariages précoces, pauvreté, manque d’infrastructures et insécurité dans les établissements scolaires restent des obstacles majeurs, surtout en milieu rural.
L’inspecteur de l’éducation et de la formation, Oumar Diagne, a salué une initiative qu’il juge exemplaire pour l’école sénégalaise. Il a appelé les chefs d’établissement, professeurs et enseignants à fédérer leurs actions pour identifier et accompagner les élèves révélant tôt des aptitudes scientifiques, notamment les filles. « Il ne s’agit pas seulement de départager des équipes, mais de bâtir une dynamique collective où l’éducation scientifique devient un levier essentiel du développement futur du pays », a-t-il insisté.


c’est une bonne initiative