À Villongo, en Italie, El Malick Ndiaye a exprimé ses inquiétudes sur la situation politique et économique du Sénégal. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale et responsable de Pastef a notamment évoqué le retour de l’« ancien système » après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature.
Le 22 mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a démis Sonko de ses fonctions de Premier ministre. Cette rupture intervient alors que le Sénégal fait face à une grave crise financière, après la découverte d’une dette cachée de près de 11 milliards de dollars. Lors du rassemblement de Pastef Italie, Ndiaye a lié la crise politique à une dégradation de la situation et averti qu’il avait « peur pour le Sénégal ».
El Malick Ndiaye présente le retour de l’ancien système comme une source d’inquiétude. Il a décrit la période allant de 2024 à mai 2026 comme deux années sans scandale, marquées, selon ses propos, par la stabilité ou la baisse de certains prix. Il a également affirmé que le Sénégal était alors respecté à l’international.
L’ancien ministre des Infrastructures et des Transports estime que la présence de Sonko à la tête du gouvernement limitait certaines dérives dans la gestion publique. Il a déclaré que des chefs de service n’osaient pas agir à leur guise avec les ressources qui leur étaient confiées. À ses yeux, des membres de l’« ancien système » ont progressivement repris la main. Après son limogeage, Sonko a retrouvé son siège de député et a été élu président de l’Assemblée nationale.
Les inquiétudes autour de la rupture entre les deux responsables ont aussi conduit Ndiaye à appeler à l’apaisement. Lors des « 48 heures » de la JPS à Mbacké, il a assuré que « le compagnonnage continuera » et annoncé qu’une déclaration importante serait faite prochainement. Le responsable de Pastef accuse par ailleurs des acteurs de l’« ancien système » d’avoir « subtilisé » le projet de son camp, qu’il désigne par le terme « Tarawaliss ». Lors de la Déclaration de politique générale, il avait déjà interpellé le gouvernement sur la continuité de la ligne politique défendue par Pastef, rapporte Senenews.



