Le 11 juillet 2026, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a mis fin aux fonctions de Pape Thiaw et de l’ensemble de son staff technique. Le président Abdoulaye Fall a invoqué une « rupture de confiance », actant une séparation que le sélectionneur n’avait pas envisagée volontairement.
Pape Thiaw était en poste depuis décembre 2024. Sous sa direction, les Lions ont concédé deux défaites en phase de groupes, se qualifiant de justesse comme meilleur troisième avant de s’effondrer en fin de match face à la Belgique. Malgré ce bilan, aucune annonce de démission n’est venue de l’intéressé. Dès le 2 juillet, l’influenceur Serigne Ngagne avait pourtant appelé à son départ, critiquant vivement la gestion de la FSF.
Ce cas illustre une tendance plus large observée dans la vie publique sénégalaise. En mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko ; deux jours plus tard, le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye a lui aussi quitté ses fonctions. Mais ces départs n’étaient pas motivés par un échec : ils exprimaient une loyauté politique. À l’inverse, au Japon, la culture du « sekinin » (devoir de responsabilité) pousse les dirigeants à démissionner après une défaite électorale ou un scandale. En septembre 2025, le Premier ministre Shigeru Ishiba a ainsi quitté son poste après la déroute de son parti aux élections.
Pourquoi une telle différence ? Au Sénégal, un poste à responsabilité offre un revenu, un réseau et un statut social difficile à retrouver. Reconnaître un échec public revient à admettre une faute personnelle, ce que peu acceptent de faire. L’absence de pression sociale ou institutionnelle autour de la démission volontaire renforce ce réflexe d’attendre la sanction.
Cette tendance ne se limite pas au sport, comme le relève une analyse publiée par Rewmi. Pape Thiaw a été officiellement limogé le 11 juillet 2026, sans avoir jamais remis lui-même son mandat en jeu.

C’est qu’il le sait mieux que quiconque, bercé par la douce illusion de sa propre éternité : sans lui, les rouages du monde cesseraient instantanément de tourner. S’érigeant en alpha et oméga, en plénipotentiaire céleste, il se contemple en salvateur ultime, l’unique et divin remède à tous nos maux.
Retirez-le du tableau, et c’est l’apocalypse, l’effondrement brutal de notre univers. C’est précisément pour cela, ivre de ce vertige de l’indispensable et condamné à son propre mythe, qu’un tel Sénégalais ne capitulera jamais. Démissionner ? Impensable. Il préférera nous regarder couler, mais il restera debout, seul maître à bord du naufrage.
Pour quoi démissionner espèce de profitare