Égypte et Jordanie dénoncent vivement les frappes israéliennes en Syrie

L’Égypte et la Jordanie ont exprimé leur opposition aux récents raids aériens israéliens en Syrie, qu’elles décrivent comme une infraction au droit international et une menace pour la souveraineté syrienne. Cette condamnation intervient après une série d’attaques israéliennes visant plusieurs localités syriennes, dont Damas, Hama et Homs.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a fermement critiqué ces actions, affirmant que les attaques constituent « une violation flagrante du droit international » et une atteinte directe à l’intégrité territoriale de la Syrie. Invité par ses homologues, l’Égypte appelle les puissances mondiales à assumer leurs responsabilités et à contraindre Israël à respecter l’accord de désengagement de 1974.
De son côté, le ministère jordanien des Affaires étrangères a également dévoilé sa ferme condamnation, qualifiant les frappes de « violation manifeste » et de « dangereuse escalade ». Il a exprimé sa « pleine solidarité » avec la Syrie, réclamant l’arrêt immédiat de ces agressions israéliennes.
Le groupe de résistance palestinien Hamas a également critiqué les attaques, les considérant comme une extension de la « politique d’arrogance » d’Israël, sous la direction du Premier ministre Netanyahu. Ces commentaires s’inscrivent dans un climat de tensions régionales accrues.
Mercredi a vu des avions israéliens mener des raids ciblés sur des installations militaires en Syrie. En parallèle, une offensive terrestre a eu lieu à Deraa, laissant au moins neuf morts selon les autorités locales. Ces opérations ont suivi des actions antérieures d’Israël visant à consolider sa présence dans la région, notamment au Golan syrien, en dépit des accords internationaux.
Ce rapport traduit par Adama Bamba a initialement été publié par nos confrères de l’agence Anadolu.