Un médecin humanitaire de retour de République démocratique du Congo (RDC) a été testé positif au virus Ebola à son arrivée à Paris, à bord d’un vol commercial. Immédiatement pris en charge, le patient se trouve actuellement dans un état stable au sein d’un établissement de santé spécialisé.
Le ministère français de la Santé, a rapporté Kawtef, a assuré que toutes les mesures de sécurité sanitaire nécessaires avaient été déployées pour éviter toute propagation du virus. Ce diagnostic fait de la France le premier pays hors du continent africain à enregistrer officiellement un cas lié à l’épidémie qui sévit actuellement en RDC.
Une épidémie meurtrière en RDC
L’épidémie en cours a déjà causé la mort de 131 personnes en RDC, selon des bilans communiqués à la mi-mai par les autorités congolaises. Le nombre total de cas suspects s’élève à 513. Il s’agit du variant Bundibugyo, une souche rare du virus identifiée en 2007, qui avait provoqué de brèves flambées en Ouganda et en RDC par le passé.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé cette flambée comme une urgence sanitaire de portée internationale, tandis que des cas ont été signalés en Ouganda voisin. Fin mai, cinq personnes y avaient été testées positives, dont un chauffeur et une professionnelle de santé contaminée.
Vigilance renforcée en France
La France avait annoncé, le 19 mai, un renforcement de sa vigilance sanitaire tout en estimant le risque d’importation comme « très faible », en raison notamment de l’absence de liaisons aériennes directes avec les zones touchées. L’arrivée de ce premier cas sur un vol commercial rappelle que le risque n’était pas nul, bien que les autorités françaises insistent sur le fait que la transmission du virus reste limitée aux contacts rapprochés avec des personnes symptomatiques.
Le ministère de la Santé a également indiqué que toutes les personnes ayant été en contact avec le patient font l’objet d’un suivi médical rapproché. Le virus Ebola se transmet uniquement par contact direct avec des malades présentant des symptômes, ce qui limite les risques de propagation à grande échelle.

