Le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT) appelle les salariés à cesser le travail les 21, 22 et 23 octobre. Le mouvement doit concerner les secteurs public, privé et informel, selon l’organisation.
La grève générale des syndicats pourrait coïncider avec le début des apprentissages dans les établissements scolaires. Le FSDT présente cet arrêt de travail comme une réponse à l’adoption des nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale. Senenews rapporte que les responsables syndicaux contestent l’absence de concertation préalable avec les partenaires sociaux.
Les représentants du FSDT affirment que ces deux textes ont été votés le 18 août 2023 par l’Assemblée nationale « en forcing ». Ils s’opposent notamment à la possibilité de prolonger jusqu’à quatre ans un contrat à durée déterminée, estimant que cette mesure accentuerait la précarité de l’emploi.
Sur la sécurité sociale, le Front dénonce une modification des organes délibérants des institutions de prévoyance. Selon ses responsables, elle pourrait remettre en cause l’autonomie de gestion de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) et de la Caisse de sécurité sociale (CSS). Le communiqué du FSDT affirme que l’État veut prendre la main sur les réserves de ces organismes, alors que les cotisations concernées dépasseraient 100 milliards de francs CFA.
Les centrales syndicales réclament aussi le retour dans leurs fonctions des travailleurs licenciés du secteur public et parapublic. Elles demandent l’extension de l’indemnité de logement à plusieurs catégories d’agents, notamment dans la santé, les universités publiques et les établissements publics. Elles plaident également pour que l’âge de la retraite soit porté à 65 ans.
Leurs autres revendications portent sur la baisse du prix des denrées, de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures, ainsi que sur une diminution de la fiscalité appliquée aux salaires et une revalorisation des pensions de retraite. Le FSDT réclame enfin la reprise de l’accord d’établissement de la RTS.




