Un drame d’une rare violence a endeuillé le quartier Ndiakhaye de Touba. Profondément affecté par une accusation de vol de moutons portée contre lui par un voisin, un homme âgé de 70 ans, identifié comme E. H. B. D., a choisi de mettre fin à ses jours en s’égorgeant au moyen d’une meuleuse électrique, selon des sources concordantes rapportées par nos confrères de Seneweb.
Une accusation vécue comme un déshonneur suprême
L’origine de cette tragédie familiale et locale remonte aux imputations d’un riverain prénommé Diagne, incriminant le septuagénaire dans une affaire de vol. D’après le témoignage bouleversant de son épouse, N. M. N., l’homme n’avait cessé de monologuer durant toute la nuit précédant les faits, manifestant une vive indignation face à ce qu’il considérait comme une intolérable souillure de son honneur.
Le matin du drame, vers 8 heures, le retraité avait confié à son épouse son intention de se rendre chez le délégué de quartier pour laver son honneur et dénoncer ces accusations. Mais dans la matinée, entre 11 heures et midi, le scénario a basculé : il s’est rendu à l’atelier de menuiserie métallique de son fils de 24 ans, prétextant des travaux domestiques pour lui emprunter une meuleuse.
La découverte macabre dans l’arrière-cour
C’est finalement aux environs de 14 heures que le pire a été découvert. En rentrant à son tour au domicile familial où sa cadette de 13 ans préparait le déjeuner, le fils s’est enquis de la présence de son père.
Guidé vers l’arrière-cour, il a fait la macabre découverte : le corps inerte de son père gisait dans une mare de sang, présentant une blessure béante au cou ainsi que des plaies au ventre. À proximité immédiate se trouvait l’appareil électroménager ensanglanté, encore branché à une prise de courant de la maison.
L’intervention des autorités
Sitôt alertés, les éléments du commissariat d’arrondissement de Touba Tawfekh et les sapeurs-pompiers se sont transportés sur les lieux le 11 septembre 2026.
La dépouille a été évacuée vers la morgue du Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba pour les besoins de l’autopsie, tandis qu’une enquête judiciaire a été ouverte par la police afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce suicide bouleversant.