À Dakar, les députés ont été convoqués en séance plénière le mardi 1er septembre 2026 à 10 heures, pour l’ouverture de la deuxième session extraordinaire consacrée à la Déclaration de politique générale du Premier ministre.
Le Premier ministre avait pourtant fait part de sa disponibilité pour présenter sa DPG le même jour à 9 heures. Le décret présidentiel, lui, a convoqué la session extraordinaire à 10 heures sans fixer la date de la déclaration. Cette distinction est au cœur du différend procédural : le décret ouvre la session, mais ne vaut pas programmation de la DPG.
Le Bureau de l’Assemblée nationale a rappelé que la fixation de la date de la DPG relève du président de la République et que l’Assemblée doit en être informée au moins huit jours à l’avance. Ousmane Sonko a expliqué qu’il n’avait reçu aucune notification présidentielle fixant une date précise pour cette déclaration. Il a aussi rappelé que les textes seraient appliqués et que les députés assuraient le fonctionnement normal des institutions.
En conséquence, la DPG du Premier ministre n’aura finalement pas lieu le 1er septembre. La séance sera consacrée à l’ouverture de la session extraordinaire, à la vérification du quorum, puis à la levée de la séance, conformément aux exigences du règlement intérieur.
Ousmane Sonko a insisté sur l’absence de tension au sein de l’institution. Dans un compte rendu publié par leral, il précise qu’en l’absence de notification, l’Assemblée nationale peut s’appuyer sur les dispositions pertinentes de son règlement intérieur, notamment l’article 22. Le président de l’Assemblée nationale a aussi indiqué que la situation vécue au Sénégal n’était pas inédite.
