Diomaye – Macky : « une poignée de main symbolique et bénéfique pour l’avenir économique du Sénégal », (Marie Bâ Aïdara)

Déclaré candidat au poste de Secrétaire général des Nations Unies, le Président Macky Sall inscrit son ambition dans une vision de réforme et de modernisation du système multilatéral.

À travers ses récentes prises de position et les orientations qu’il défend, l’ancien chef de l’État sénégalais propose une gouvernance internationale fondée sur une plus grande justice, une efficacité institutionnelle renforcée et une solidarité accrue entre les nations.

Au cœur de son projet, figure la réforme de la gouvernance mondiale. Selon lui, la crédibilité des Nations Unies dépend de leur capacité à mieux refléter les réalités géopolitiques contemporaines, notamment en accordant une place plus importante aux pays du Sud dans les instances de décision.

Il plaide ainsi, pour une réforme du Conseil de sécurité permettant une représentation permanente de l’Afrique, estimant qu’il est devenu difficilement justifiable qu’un continent de plus de 1,4 milliard d’habitants demeure absent des principales décisions relatives à la paix et à la sécurité internationales.

Le Président Macky Sall accorde également une importance majeure à la réforme du système financier international. Son approche repose sur la mise en place d’un nouvel agenda économique mondial destiné à corriger les déséquilibres structurels qui freinent le développement des pays émergents et des économies africaines.

Il préconise notamment, une redistribution plus équitable des Droits de tirage spéciaux (DTS), le développement de mécanismes innovants de financement climatique ainsi qu’une restructuration plus juste de la dette des pays en développement.

Ces propositions trouvent un écho particulier dans le contexte actuel du Sénégal. La réévaluation de la dette publique, portée à près de 132 % du PIB à la suite de l’affaire dite des « dettes cachées », a entraîné la suspension du programme de financement du Fonds monétaire international, d’un montant d’environ 1,8 milliard de dollars, ainsi qu’une dégradation significative de la notation souveraine du pays, passée de B- à CCC+ en moins d’une année. Cette situation, conjuguée aux difficultés économiques observées depuis deux ans, requiert la nécessité d’un environnement économique stable, crédible et propice au retour de la confiance.

Dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques, le projet porté par le Président Macky Sall pour les Nations Unies se veut à la fois réformateur, pragmatique et rassembleur. Dans le cadre de sa campagne, il multiplie les rencontres avec de nombreux chefs d’État et de gouvernement, consolidant ainsi son réseau diplomatique et mettant en avant l’expérience acquise au cours de ses mandats à la tête du Sénégal.

Au-delà des sensibilités politiques, la candidature d’un ancien Président sénégalais à la plus haute fonction administrative des Nations Unies constitue un enjeu de prestige national. Comme de nombreux États soutiennent leurs ressortissants, lorsqu’ils briguent des responsabilités internationales majeures, le Sénégal gagnerait à accompagner l’un de ses plus dignes fils dans cette ambition, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.

C’est dans cette perspective que la poignée de main entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur Macky Sall prend tout son sens. Dans une démocratie apaisée, les divergences politiques ne doivent pas faire obstacle au dialogue lorsque les intérêts fondamentaux du pays sont en jeu. Ce geste traduit le respect des institutions républicaines, la reconnaissance de la continuité de l’État et la volonté de privilégier l’unité et la cohésion nationales .

Au-delà de sa portée symbolique, cette image adresse un signal positif aux citoyens, aux investisseurs, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux marchés internationaux. Elle rappelle que le Sénégal demeure un État où la stabilité institutionnelle et le sens des responsabilités prévalent sur les rivalités politiques. Or, cette stabilité constitue l’un des principaux leviers de la confiance économique, indispensable à l’attraction des investissements, à la création d’emplois et à l’accélération du développement.

Le Sénégal doit aujourd’hui relever des défis majeurs : l’emploi des jeunes, l’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles, le renforcement des infrastructures et l’amélioration de la compétitivité de son économie. L’atteinte de ces objectifs suppose un climat politique serein, une gouvernance stable et une capacité à rassembler les énergies autour d’une vision commune.

En définitive, cette poignée de main ne signifie nullement l’effacement des divergences politiques ni la remise en cause du débat démocratique. Elle symbolise plutôt la primauté de l’intérêt national sur les considérations partisanes. Elle rappelle qu’une Nation se renforce lorsque ses dirigeants savent, dans les moments décisifs, placer le Sénégal au-dessus des clivages.

C’est dans cet esprit de responsabilité, de dialogue et de rassemblement que pourra se construire une économie plus résiliente, plus inclusive et plus prospère, au bénéfice des générations présentes et futures.

Marie Bâ Aïdara
Économiste – Écrivain
Ancien Ministre

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Un commentaire

  1. Faux et archi faux marié ba a te voir on sait que weroulo mais les sénégalais ont la tête sur les épaules et très conscients des crimes de macky sall sauf que diomaye Faye ne compte plus pour le Sénégal

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