Diomaye Faye : le pari risqué d’un parti présidentiel sans l’appareil de Pastef

La rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko est désormais actée. Le chef de l’État a demandé à Aminata Touré de former un comité pour jeter les bases de sa nouvelle formation politique, annoncée officiellement le 4 juillet devant 306 maires de la coalition Diomaye Président, comme le rapporte Xibaaru. La coalition a salué un « tournant historique » et réaffirmé son « unité absolue » autour du président. Cette annonce met fin à des mois de spéculations et consomme une rupture déjà perceptible : en décembre 2025, Magi PASTEF mettait en garde contre toute tentative de scission, et le 6 juin 2026, le parti a investi Sonko candidat pour 2027.

Cette démarche suscite des réactions critiques. Ibrahima Hamidou Dème a qualifié la création de ce parti de « recul préoccupant pour la bonne gouvernance démocratique », estimant qu’elle rompt avec les engagements du président. Le nouveau parti doit se construire sans le réseau territorial dense de Pastef, qui avait permis l’alternance en mars 2024. Alors que les élections locales de 2027 approchent, Diomaye Faye doit mobiliser à partir d’une structure encore inexistante, un défi logistique et humain colossal, soulignent les observateurs.

À cela s’ajoute un risque d’isolement institutionnel. Privé du soutien organique de l’appareil qui l’a porté au pouvoir, le chef de l’État pourrait devoir composer avec des alliés d’hier devenus rivaux, ce qui compliquerait l’action gouvernementale. La gestion de la dette publique, dans un contexte économique tendu, renforce la vulnérabilité de cette nouvelle formation, perçue par certains comme une aventure personnelle plus qu’un projet collectif. Le premier congrès de Pastef, tenu le 6 juin 2026, a investi Ousmane Sonko comme candidat pour la présidentielle de 2027.

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13 commentaires

  1. Noon mais on est tombé sur quoi même? Un ngakaaa piiir et diiire. Regarde moi cet accoutrement? Comment on peut porter des « tiérés » quand on est PR?
    Aye dalou chinois quoi? Purée

  2. Bilaaye franchement, 9 milliards de caisse noire, même pas foutu de se saper correctement! Jeans, chaussures et lacoste… tous 2eme choix… la casquette, n’en parlons pas.
    Senego Svp, changez cette photo waye. Cest indigne.

  3. Fatou kine diakhate une badolo qui suit un autre badolo du nom de diomaye Faye votre parti n’est pas reconnu par le peuple qui couvre la constitution

  4. Espérons que le PR et son entourage au plus haut sommet de l’état, ont pris le temps de vérifier sur la faisabilité d’un tel projet de création de parti politique.
    Si oui, de quoi devraient avoir Pastef, APR ou quelque parti que ce soit. Rien d’étonnant dans la mesure où la politique moins sur une idéologie que sur le plan alimentaire ( recherche de strapontin, gain de quelques sous lors de manifestation).Disons-le tout haut et très sincèrement que l’adhésion d’un maire au parti de Bassirou Diomaye FAYE, ne signifie pas celle de la population des collectivités territoriales. Beaucoup de ces maires ne le seront plus dans 6 mois, qu’ils soient de pastef, apr. Pds, ps ou afp…..
    La plupart des maires encore en exercice ne seront pas réélus en janvier 2027. Que signifie leur adhésion, signé d’une transhumance qui ne dit pas son nom.

  5. Ces journaux qui veulent coute que coute nous imposer les photos de ce sinistre personnage. Vraiment, personne ne veut voir ce minable meme en photos. Il faut avoir du respect pour les gens.

  6. Diomaye Faye nak tu triche trop que fait le règlement intérieur du conseil constitutionnel de France de 1960 dans ton recours au conseil constitutionnel

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