Bassirou Diomaye Faye a exposé ses divergences avec Ousmane Sonko et défendu la souveraineté du Sénégal lors de sa tournée internationale et de son passage à l’Assemblée générale des Nations unies. Dans son analyse, Xibaaru décrit un président qui entend exercer pleinement ses prérogatives.
Le chef de l’État a expliqué la rupture avec son ancien Premier ministre par des désaccords persistants sur la conduite des affaires publiques. Il a rappelé que la nomination et le limogeage du chef du gouvernement relèvent de ses pouvoirs constitutionnels. Sonko, limogé le 22 mai 2026, est devenu président de l’Assemblée nationale.
À New York, Diomaye Faye a déclaré que son engagement reposait sur le serment prêté le 2 avril 2024 devant Dieu et le peuple sénégalais, et non sur une loyauté envers un parti ou une personne. Il a aussi indiqué que la Constitution lui laissait une marge de décision sur un éventuel report des élections locales ou une dissolution de l’Assemblée nationale, en évoquant les décisions de la Cour suprême.
La diplomatie de Diomaye Faye s’est également portée sur les enjeux économiques. Il a présenté les négociations en cours avec le Fonds monétaire international comme une priorité, avec l’objectif de conclure un accord et de restaurer la confiance des investisseurs et des partenaires financiers du Sénégal.
Le président a par ailleurs apporté son soutien à Macky Sall, candidat au poste de secrétaire général de l’ONU. Il a défendu le profil de son prédécesseur pour porter la voix de l’Afrique et réformer le système financier, notamment lors d’une audience avec la Première ministre congolaise Judith Suminwa Tuluka.
À la tribune des Nations unies, Bassirou Diomaye Faye a appelé à revoir l’architecture financière internationale et à assurer un traitement soutenable de la dette des pays en développement. Il a aussi défendu l’ambition du Sénégal dans les domaines de la technologie et de l’espace, ainsi qu’un multilatéralisme plus représentatif des réalités du Sud global.
Interrogé par la presse internationale sur la loi durcissant la répression des relations homosexuelles, le président a rejeté les demandes d’ingérence et de moratoire formulées par des ONG. Il a appelé les pays occidentaux à respecter les choix législatifs du Sénégal, comme le Sénégal respecte les leurs.
La Maison des Nations unies à Diamniadio a été construite sur fonds propres.



