Diomaye entre Diplomatie et Nominations : Bons et Mauvais Points – Par Mamoudou Ibra KANE

Le séjour aux États-Unis et aux Émirats Arabes Unis du Bassirou Diomaye Faye, à partir du 14 septembre, suscite de l’espoir au regard de l’ambition affichée.

Dans un contexte économique et financier préoccupant avec ses conséquences sociales, le chef de l’Etat entend capitaliser sa visite de travail à Washington – capitale de la Première puissance mondiale et siège du #FMI – et son déplacement à Abu Dhabi sur 2 aspects qui nous semblent importants : DIVERSIFIER les alliances diplomatiques du Sénégal et ATTIRER les Investissements directs étrangers, des IDE qui ont subi une chute vertigineuse.

NOURRIR et ENTRETENIR L’ESPOIR, voilà ce qui est attendu de celui qui est aux responsabilités, a fortiori président de la République. C’est bien mieux qu’un discours du genre : « le pays est au 4e ou 5e sous-sol » ; « il ne vaut rien sur les marchés financiers » ou encore « il n’y a pas d’argent ».

Sans donner un chèque en blanc, on attend donc le Président Diomaye Faye quant aux retombées économico-diplomatiques de ses deux prochains voyages.

Si on peut parler ici de « bons points », ce n’est pas le cas en ce qui concerne L’ORAGE DE NOMINATIONS qui s’est abattue hier sur le pays, à l’issue du Conseil des ministres, un rituel hautement républicain qui se tient malheureusement à l’improviste avec l’actuel pouvoir. Ne tombez pas à la renverse si je vous donne le chiffre : 87 personnes nommées et presque autant « effacées » d’un trait de plume, pardon de décret ! Cela n’était pas arrivé depuis un autre fameux Conseil des ministres tenu au tout début de la troisième alternance intervenue le 24 mars 2024.

Mais notre propos est ailleurs. À quoi bon alors de faire des appels à candidature…pour nommer et, en même temps, limoger les DG de l’ARTP et de la CDC ou les 12 futurs membres du Conseil national de Régulation des Médias (CNRM) ? Pourquoi le chef de l’État n’applique pas et ne s’applique pas la même règle pour ASER, AGEROUTE, DAKAR DEM DIKK, ANRAC, SOGEPA, CICES, SENELEC, MAISON DE LA PRESSE, pour ne citer que ces exemples ?
Il y a maldonne ou un goût d’inachevé quelque part. Avec cette façon de procéder, le principe de l’Appel à candidature, a priori intéressant, perd toute son opportunité et toute sa pertinence. Finalement sa substance.

Moralité : il faut revoir la copie ou abandonner simplement ce « Projet » qui n’aurait plus de sens.
*Leader du mouvement Demain C’est Maintenant

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