Dette : le Comité sénégalais demande un audit après le nouvel emprunt du FMI

Le gouvernement du Sénégal a négocié avec le Fonds monétaire international un emprunt de 2,2 milliards de dollars pour soutenir un programme de réformes économiques et financières prévu de 2026 à 2029.

Le nouvel emprunt du FMI doit, selon les éléments communiqués, accompagner des mesures destinées à rétablir la viabilité des finances publiques tout en protégeant les ménages vulnérables. Le Comité pour l’abolition des dettes illégitimes du Sénégal estime toutefois que cette dette soulève des questions sur ses conditions, sa transparence et ses effets sur les populations.

Le CADTM Sénégal évoque notamment le risque d’une baisse des dépenses publiques, d’une hausse de la fiscalité indirecte, d’une réduction des subventions et d’une limitation des recrutements dans les services publics. L’organisation redoute aussi que le remboursement de la dette passe avant les besoins sociaux.

Elle demande la réalisation d’un audit citoyen, indépendant et transparent de la dette publique avant toute nouvelle mobilisation de ressources extérieures au nom du peuple sénégalais. Cet examen devrait permettre, selon elle, de distinguer les dettes légitimes, illégitimes, illégales ou odieuses.

Le CADTM Sénégal rapproche ces réformes des plans d’ajustement structurel appliqués au Sénégal depuis les années 1980. Il rappelle qu’en 1984, le pays avait accepté un premier programme de ce type en échange d’un rééchelonnement de sa dette.

Le recours au Cadre commun du G20 et au Plan de traitement de la dette du Sénégal doit faire l’objet d’un débat public approfondi.

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