Où est passée la « dette cachée » ? Alors que le débat public sénégalais est secoué depuis des mois par cette accusation, le président sortant de la Cour des comptes, Mamadou Faye, vient de jeter un pavé dans la mare. Interrogé par le journal L’Observateur, le magistrat a déclaré que l’expression « dette cachée » n’apparaît nulle part dans le rapport que son institution s’apprête à publier.
« Je vous renvoie simplement à notre rapport : vous ne verrez pas, dans une page du rapport, où est mentionné “dette cachée” », a-t-il affirmé, tout en refusant de se prononcer plus avant. « Je suis mal placé pour parler, c’est pourquoi je vous renvoie au rapport pour dire s’il y a dette cachée ou pas », a-t-il ajouté, renvoyant les journalistes au document de février 2025.
Sonko avait déjà nuancé ses propos
Cette sortie fait écho à celle de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, qui, le 15 juin 2026 sur RFI et France 24, avait reconnu ne pas avoir eu « tous les leviers » lorsqu’il évoquait ce dossier. « Je parlais en tant que chef de parti politique qui donne son opinion », avait-il déclaré, tout en maintenant qu’une partie de cette dette était « odieuse » car non approuvée par l’Assemblée nationale.
Ces déclarations en cascade remettent en cause le récit qui a dominé la vie politique sénégalaise depuis septembre 2024. L’ancien président Macky Sall, accusé d’avoir caché une partie de la dette du pays, pourrait voir son nom innocenté. En 2019, selon les révélations de son ex-ministre-conseiller Arona Comba Ndofféne Fall, la dette était déjà passée de 54 % à 64 % du PIB en six mois, après que la France eut alerté sur le dépassement du seuil de 70 %. Mais le terme « cachée » n’a jamais été validé officiellement, comme le rappelle LII Quotidien dans son analyse du dossier.
« La Cour des comptes a fait son travail, suivant les normes, en calculant, par la méthode TOFE, le ratio dette/PIB », a expliqué Mamadou Faye, tentant de recentrer le débat sur la technique plutôt que sur la polémique. Reste à savoir si ces aveux et démentis suffiront à clore le chapitre de la « dette cachée » et à blanchir l’ancien président. Pour l’heure, le rapport de la Cour des comptes, attendu dans les prochaines semaines, devrait apporter des éléments définitifs, selon des sources proches de l’institution citées par RFI.



amadou nar dia khana marchand ambulant ngua pour toi leviers ça veut dire éléments oubien informations problémes de français nguén am zéro niveau.
Le mal du Sénégal c’est sa presse qui verse dans la manipulation éhontée. Da ngay seet lii rek. Heureusement que ceux que vous prétendez manipuler sont plus intelligents que vous