Dans un contexte régional marqué par une escalade militaire majeure, les autorités iraniennes viennent de modifier les règles de navigation dans l’un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde. Une nouvelle directive lève partiellement le blocus imposé ces dernières semaines.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Téhéran a approuvé ce samedi le passage des navires traversant le détroit d’Ormuz, à la condition que ces derniers transportent exclusivement des biens humanitaires et des produits de première nécessité.
Cette mesure émane d’une lettre officielle du bureau de développement commercial du ministère iranien de l’Agriculture, relayée par l’agence semi-officielle Tasnim. La directive, qui bénéficie de l’appui du gouvernement et des forces armées iraniennes, autorise également le transit des cargaisons d’aliments pour bétail. Le franchissement du détroit reste toutefois conditionné au strict respect de protocoles spécifiques établis par les autorités.
Suite à cette approbation, les associations professionnelles ont informé leurs entreprises membres de la levée des restrictions précédentes. Ces dernières peuvent désormais reprendre l’expédition de leurs cargaisons vers les ports situés dans le sud de l’Iran.
Cette réouverture partielle du trafic intervient après une intensification brutale des tensions régionales. Depuis le 28 février, une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a causé la mort de plus de 1 340 personnes, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran avait lancé des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, tout en restreignant drastiquement la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.