La Division des Investigations Criminelles (DIC) vient de frapper un grand coup dans la lutte contre la criminalité financière. Un ressortissant étranger a été interpellé et conduit devant le parquet financier pour des faits d’abus de confiance, de faux et usage de faux en écritures privées de banque, ainsi que de blanchiment de capitaux. Le préjudice total de cette vaste machination est estimé à plus d’un milliard cent trente-quatre millions sept cent trente-neuf mille trois cent onze (1.134.739.311) francs CFA, au détriment d’une entreprise établie en France, a appris Senego.
Un stratagème simple mais dévastateur de substitution bancaire
L’affaire éclate à la suite d’une plainte déposée par les représentants de la société victime. D’après les premiers éléments de l’enquête menée par la DIC, le mis en cause occupait les fonctions de comptable au sein de la structure. Profitant de sa position stratégique et de ses accès privilégiés aux comptes bancaires, il procédait méthodiquement à la substitution des coordonnées bancaires des fournisseurs de l’entreprise par ses propres comptes personnels.
Une fois les factures validées, les virements de fonds destinés aux prestataires atterrissaient directement entre ses mains. Une fois l’argent crédité, le suspect s’empressait d’effectuer des retraits en espèces pour alimenter ses dépenses personnelles.
Des aveux sans réserve et un train de vie somptueux en cause
Convoqué et entendu sur procès-verbal en présence de son conseil, le suspect n’a opposé aucune résistance. Interrogé par les enquêteurs, il a reconnu les faits sans la moindre réserve.
Il a expliqué en détail le mode opératoire, concédant que son train de vie élevé — largement supérieur à ses revenus salariaux légitimes — l’avait poussé à puiser progressivement dans les caisses de la société pour financer son train de vie fastueux. Au terme de cette enquête rondement menée, le comptable indélicat a été déféré au parquet financier, tandis que les investigations se poursuivent pour déterminer l’étendue exacte des ramifications de cette affaire.






Voler un petit milliard ? Voyons, ce n’est plus un délit, c’est une promotion ! Bravo Monsieur le comptable, vous voilà enfin admis dans le carré VIP des prédateurs de la République.
Au Sénégal, on ne devient pas un « ponte » par le mérite, mais par le casse du siècle. Remarquez, entre voler et s’envoler, la nuance est mince pour ces rapaces (rires blanc). Bienvenue au club très fermé de l’impunité Dioumayène!
Demain, plutôt que d’aller en prison, il ira se faire dorloter à l’hôtel avant de recevoir la médaille de l’Ordre national du Lion des mains de Dioumaye. Une bien belle distinction pour avoir servi son propre compte en banque avec tant de dévouement, au mépris le plus total du peuple sénégalais.