Alioune Tine a plaidé pour une réflexion en profondeur sur l’avenir de la démocratie, estimant que les élections, bien qu’essentielles, ne suffisent plus à répondre aux défis actuels de la représentation politique.
Selon lui, « les élections sont une des fonctions essentielles de la démocratie pour donner de la légitimité aux autorités publiques et pour participer à la construction du consentement ». Toutefois, il considère qu’il s’agit d’« une fonction de la démocratie représentative en crise ».
Pour Alioune Tine, « il faut soumettre l’élection et les partis politiques à une critique permettant la réinvention de la démocratie du futur ». Il estime également que « l’horizon de la démocratie libérale représentative, partout dans le monde, avec le développement du populisme est un horizon incertain ».
Face à cette situation, il appelle à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions. « Il faut créer les conditions qui permettent la restauration de la confiance et du consentement par l’élection et par autre chose que l’élection, notamment une démocratie délibérative au service de l’intérêt commun », a-t-il soutenu.