De Washington à New York, le Président Bassirou Diomaye Faye installe le Sénégal dans une nouvelle séquence internationale, Par Fatoumata Niang

De Washington à New York, en passant par Abu Dhabi, le Président Bassirou Diomaye Faye vient d’enchaîner une séquence diplomatique et économique qui mérite d’être lue comme un tout. Au-delà des rencontres et des discours, c’est la consolidation des réseaux du Sénégal avec les grandes institutions et les partenaires stratégiques qui se dessine.

À Washington, le Chef de l’État a multiplié les échanges avec les principaux acteurs économiques et financiers. Chambre de commerce des États-Unis, Corporate Council on Africa, Banque mondiale, FMI : l’objectif affiché est de renforcer la confiance, attirer l’investissement et mobiliser des ressources au service des priorités nationales.

L’annonce par Cybastion de la mobilisation d’environ 300 millions de dollars pour des projets liés notamment à la cybersécurité, aux centres de données et au transfert de technologies illustre cette nouvelle dynamique autour du numérique et de la souveraineté technologique.

Puis Abu Dhabi, avant New York. Une continuité qui traduit une volonté de maintenir le Sénégal connecté à ses partenaires et aux principaux centres de décision économique et diplomatique.

À New York, le Sénégal élargit le message

À la tribune des Nations Unies, le Président de la République a donné une dimension internationale à cette séquence. Son discours a porté sur la paix, la réforme du système multilatéral, le financement du développement, la dette, le climat, le numérique et la nécessité d’une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales.

Le Chef de l’État a également défendu une ONU « plus forte, plus représentative et plus efficace » et annoncé la candidature du Sénégal à un siège non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2032-2033.

Mais derrière cette succession de rendez-vous, une question plus fondamentale apparaît : comment inscrire la trajectoire du Sénégal dans la durée ?

La réponse passe par la consolidation des institutions, la stabilité du cadre républicain, la confiance des partenaires et la capacité de l’État à transformer les annonces diplomatiques en résultats économiques et sociaux.

Stabiliser la trajectoire, consolider l’État

C’est probablement là que se trouve le principal enseignement de cette séquence. Le Sénégal ne peut durablement attirer les investissements, négocier avec les institutions financières internationales et peser dans les débats mondiaux que s’il consolide son cadre institutionnel et sa visibilité internationale.

De Washington à New York, le Président de la République a ainsi porté successivement un message économique, financier, diplomatique et multilatéral : rétablir la confiance, défendre les intérêts du Sénégal et inscrire son développement dans des partenariats structurants.

À l’ONU, cette vision s’est résumée dans une formule forte : « Des ponts plutôt que des murs. Le dialogue plutôt que la confrontation. La coopération plutôt que l’isolement. Le droit plutôt que la force. »

La véritable bataille commence désormais sur le terrain national : transformer cette ouverture internationale en investissements, en emplois, en technologies, en infrastructures et en opportunités pour les Sénégalais.

De Washington à New York, une séquence s’achève. Une autre commence : celle de la consolidation.

MADAME FATOUMATA NIANG
RESPONSABLE POLITIQUE À GRAND YOFF
MEMBRE TASK FORCE KIIRAAY
CADRE KIIRAAY NATIONAL

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