Crise sécuritaire : la mise en garde d’Alioune Tine aux dirigeants africains

Il faut repenser les organisations régionales que sont aujourd’hui la Cedeao et l’AES au regard de la faille systémique de la sécurité de la sécurité régionale révélée par les attaques coordonnées de JNIM et du FLA au Mali.

La séparation Cedeao et Aes c’est une catastrophique juxtaposition des faiblesses qu’il faut désormais transformer en addition des forces. Il est tant d’examiner avec courage et en toute lucidité les bases et fondements légitimes de la junte militaire malienne qui a justifié la suspension des institutions démocratiques et le monopole de l’exercice du pouvoir par l’armée: l’aptitude et les compétences à garantir la sécurité et la souveraineté. Tout s’est écroulé.

Il faut avoir le courage d’organiser un dialogue national avec toutes les parties prenantes(partis politiques, société civile, leaders religieux) pour réfléchir et dégager une nouvelle transition politique inclusive et consensuelle.

Il faut libérer tous les leaders politiques et de la société civile malienne en prison et faciliter le retour des partis politiques. Jamais le Mali n’a autant besoin d’unité et de cohésion politique et sociale.

Rebatir en toute sérénité un nouveau contrat social. Quant à l’Aes et la Cedeao, il faut aller progressivement dans une dynamique de créer les conditions d’une nouvelle organisation qui place la sécurité et l’autonomie stratégique au coeur de son mandat.

L’Afrique unie est forte. Divisée, elle devient la proie facile des puissances impériales et autres prédateurs qui vont la dépecer et la partager comme au pires moments de la colonisation.

Alioune Tine*

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2 commentaires

  1. Le gars est un idiot. Il ne connait que la manière forte. Quand il ne gouvernera plus qu’un seul quartier de Bamako il pliera ses bagages pour Moscou laissant un autre Afghanistan à nos portes.

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