Alors que la trêve entre les États-Unis et l’Iran reste fragile, la gestion du détroit d’Ormuz cristallise de nouvelles tensions. Une initiative de Téhéran pour tirer profit de ce corridor stratégique vient de faire l’objet d’un rappel à l’ordre formel de la part des instances internationales.
Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a fermement rejeté la volonté des autorités iraniennes d’imposer un droit de péage aux navires traversant le détroit d’Ormuz. Lors d’un entretien accordé à la chaîne Al Jazeera, le responsable a précisé qu’une telle mesure violerait le droit international. « Les pays n’ont pas le droit d’introduire des péages ou des frais sur ces détroits », a-t-il affirmé, appelant la communauté internationale à ne pas se plier à cette exigence qui créerait un précédent préjudiciable pour le transport maritime mondial.
Cette prise de position intervient dans un contexte diplomatique dans l’impasse. Les pourparlers sur un cessez-le-feu, tenus ce week-end au Pakistan entre les délégations américaine et iranienne, se sont achevés dimanche sans accord. Le vice-président américain, JD Vance, a indiqué que Téhéran avait rejeté l’offre finale de Washington, qui incluait l’abandon de son programme nucléaire. De son côté, la presse d’État iranienne a imputé cet échec aux exigences américaines, notamment concernant le contrôle du détroit. Le président américain Donald Trump avait d’ailleurs évoqué l’idée d’une coentreprise entre Washington et Téhéran pour la perception de ces paiements.
Sur le terrain, la situation demeure critique. Malgré la trêve annoncée mardi, le trafic maritime est quasiment à l’arrêt, paralysant les exportations de pétrole et de gaz naturel du Golfe. Selon les données de S&P Global, seuls 22 navires ont franchi le détroit depuis le début de la trêve, contre une moyenne de 135 transits quotidiens avant le conflit. La présence de mines marines ajoute à la complexité de la situation, conduisant à l’annonce militaire de Washington sur le détroit d’Ormuz concernant le déploiement de navires de guerre pour sécuriser la zone, une opération démentie par l’Iran.
Pour le chef de l’OMI, la reprise du trafic ne nécessite pas de nouveaux cadres juridiques, l’accord de séparation du trafic de 1968 entre l’Iran et Oman restant pleinement applicable une fois les hostilités terminées. Arsenio Dominguez a par ailleurs alerté sur la situation d’environ 20 000 marins actuellement bloqués dans le Golfe en raison de ce blocus de facto, soulignant l’urgence humaine avant même les considérations économiques mondiales.
Donc lorsque les américains attaquent un pays souverain de façon unilatérale et barbare, l’ONU ne s’offusque pas ! Il n’y a pas de violation du droit international ! Quelle organisation de merde et d’hypocrites
L’organisation des racailles unifiées internationale entre en jeu.