Les crédits spéciaux suscitent des débats, notamment en raison de l’engagement prêté aux autorités actuelles de les supprimer ou de les encadrer si Pastef arrivait au pouvoir.
À Dakar, lors de l’examen du texte en séance plénière, Chérif Ahmed Dicko, qui préside la commission des finances et du contrôle budgétaire, a défendu une proposition de loi organique destinée à soumettre ces fonds à la surveillance des députés.
Le député du groupe Pastef voit dans cette réforme un moyen de rendre les opérations budgétaires plus lisibles et de mieux définir les règles d’attribution et d’emploi des crédits. Comme le rapporte l’APS, il estime également que le dispositif renforcerait la responsabilité des personnes chargées de mettre en œuvre le budget.
Dicko a aussi présenté le texte comme une façon d’articuler la flexibilité nécessaire à la gestion publique avec les impératifs de transparence et de contrôle. Il a invité les députés à étudier la proposition avec attention et à l’adopter.
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Abdourahmane Diouf a rappelé que des dépenses touchant à la défense, à la sécurité, au renseignement ou à certaines missions diplomatiques peuvent requérir de la confidentialité, sans être soustraites au contrôle parlementaire. Pour sa part, le garde des Sceaux et ministre de la Justice, Moussa Sarr, a évoqué le recours possible à ces crédits pour soutenir des familles confrontées à l’infortune.
Au cours des échanges, plusieurs députés ont souligné la nécessité de concilier la confidentialité de certaines dépenses de l’État avec la transparence des finances publiques.





