Le président de l’Association nationale de la presse sportive (ANPS), Abdoulaye Thiam, épinglé par Senego, à sa descente d’avion, a fait le point sur les conditions de couverture médiatique de la Coupe du monde par les journalistes sénégalais, évoquant notamment les difficultés liées aux visas, aux accréditations et à la mobilité entre les pays hôtes.
Selon lui, les journalistes accrédités aux États-Unis n’ont obtenu qu’un visa de trois mois à entrée unique, contrairement au Canada qui a délivré des visas de trois mois à entrées multiples. Une situation qui pourrait compliquer le travail de la presse sénégalaise en cas de qualification des Lions pour les phases à élimination directe.
« Nous sommes pratiquement confinés et séquestrés aux États-Unis », a-t-il regretté, estimant que « la FIFA a fui ses responsabilités » sur cette question.
Le confrère est revenu sur les difficultés rencontrées dans le processus d’accréditation, particulièrement pour les journalistes venus directement du Sénégal ainsi que pour ceux de la diaspora.
Malgré ces obstacles administratifs et logistiques, il a souligné les efforts consentis pour assurer une présence significative de la presse sénégalaise autour de l’équipe nationale.
Abdoulaye Thiam a toutefois salué les conditions d’hébergement mises à la disposition des journalistes sénégalais. Il a décrit un campus universitaire offrant un cadre de travail « excellent », situé à proximité du camp d’entraînement des Lions, ce qui facilite le suivi quotidien de la sélection nationale.
Le président de l’ANPS a également abordé la question du financement de la couverture médiatique, évoquant les éventuelles contributions de la Fédération sénégalaise de football (FSF), de l’État et d’autres partenaires..


