Le premier vote indicatif du Conseil de sécurité de l’ONU pour la succession du secrétaire général place la Costaricienne Rebecca Greenspan en tête, tandis que les candidatures africaines, notamment celle de l’ancien président sénégalais Macky Sall, connaissent un départ difficile. Pour Carlos Lopes, le soutien du président Bassirou Diomaye Faye à Macky Sall est intervenu « trop tard », faisant de l’ancien chef de l’État sénégalais « le candidat le plus en difficulté » de cette première consultation.
Selon L’ancien secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, ce mercredi sur RFI, ce premier scrutin « ne bouleverse pas l’analyse politique » des candidatures africaines, mais « la confirme plutôt ».
Selon lui, le soutien officiel du président Bassirou Diomaye Faye à Macky Sall est intervenu « un peu tard » et n’a pas permis de dissiper les divisions autour de cette candidature.
« Le Sénégal reste profondément divisé sur son héritage, sur sa candidature. Le Sénégal a également profondément divisé la sous-région », souligne-t-il.
À propos du candidat ougandais Olara Otunnu, Carlos Lopes estime que son « prestige diplomatique appartient davantage à l’histoire qu’à son présent politique », évoquant une entrée tardive dans la course et des relations compliquées avec les autorités de son pays.
L’ancien secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique estime surtout que le principal handicap des candidatures africaines réside dans le principe de rotation régionale, qui favorise cette année l’Amérique latine et les Caraïbes.
« L’Afrique prend le risque d’apparaître comme remettant en cause le principe dont elle a elle-même largement bénéficié par le passé », avertit-il.
Interrogé sur un éventuel soutien officiel de l’Union africaine à Macky Sall, Carlos Lopes juge cette hypothèse « pratiquement impossible », en raison des obstacles procéduraux et des divergences politiques entre États membres.
Malgré un premier vote soldé par 6 encouragements, 7 découragements et 2 avis neutres, Macky Sall a décidé de maintenir sa candidature. Une décision que Carlos Lopes juge « logique », tout en relevant que l’ancien président sénégalais est, à ce stade, « celui qui est en plus grande difficulté de loin ».
En dernière instance, l’analyste estime que l’élection pourrait marquer un tournant historique avec la désignation, pour la première fois, d’une femme à la tête de l’ONU.
Il considère que Rebecca Greenspan et Susana Malcorra Rodríguez Veltzé figurent parmi les candidates les mieux placées.
« De nombreux États considèrent que le moment est venu de corriger cette anomalie historique », ajoute t-il.

Respect pour vos lecteurs ce n’est pas information ça
La bonne question est de savoir pourquoi l’Afrique n’a pas encore sa place dans le conseil de sécurité depuis 1945 ? ONU c pas pour les africains……
Les carottes étaient déjà cuites. La candidature de Macky n’était pas appropriée. C’était le Tour de l’Amérique du Sud avec deux candidatures féminines très expérimentées et connues dans le Système Onusien. Puis Macky n’était pas très sérieux comme candidat en restant toujours à la tête de son Parti politique au Sénégal puis les échos de sa mal gouvernance et violences avec près d’une…. centaine de morts. Pas un bon profil déjà pour l’ONU.