Coupures à Dakar : Abdou Kader Kane évoque une demande de 1 400 MW et la perte de 240 MW

Les coupures d’électricité à Dakar se poursuivent alors que la demande dépasse les prévisions du réseau. La Senelec attribue ces perturbations à plusieurs facteurs qui ont réduit ses marges de production, dans un système également fragilisé par le vieillissement du réseau, les travaux répétés et les pics de chaleur.

Invité de la RTS, Abdou Kader Kane, directeur principal Réseaux de la société, a indiqué que la consommation avait culminé à 1 400 mégawatts en août, contre 1 250 mégawatts anticipés. Cette hausse a absorbé les réserves disponibles. Selon le SUTELEC, le déficit atteint environ 150 mégawatts. Un incident à la centrale de Bel-Air a également accentué la tension sur le système.

L’arrêt de la centrale de Cap des Biches les 6 et 7 septembre a ensuite privé le réseau de 240 mégawatts. Cette séquence a provoqué une baisse importante de l’alimentation, dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement en gasoil nécessaires au fonctionnement de l’installation. La Senelec a détaillé ces éléments dans une prise de parole relayée par Seneweb.

La dépendance à Karpowership pèse aussi sur les marges du dispositif, tandis que la chaleur accroît la demande et complique le rétablissement de l’équilibre entre production et consommation. Les perturbations touchent jusqu’à des sites sensibles, notamment l’Hôpital Dantec, l’Institut Pasteur et l’Hôpital Principal.

Pour faire face à ce déficit, la Senelec a programmé des coupures du 21 au 27 septembre à Dakar et dans sa banlieue. La société affirme que les dépôts restent mobilisés et que ses livraisons sont prioritaires afin de maintenir le service public. La collaboration se poursuit avec les pétroliers et la Société africaine de raffinage (SAR).

Les autorités avaient été alertées dès le mois de juin.

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