Coumba Ndoffène Diouf met en garde contre une fragilisation de l’exécutif

Le rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale a ouvert une séquence de réactions dans la majorité. Coumba Ndoffène Diouf prend position sur les tensions entre députés et exécutif.

Chargé de mission à la présidence de la République et président du Comité de pilotage provisoire de NDAWI KIIRAY – Les Patriotes Républicains, il estime que la majorité doit rester cohérente avec le projet politique qu’elle soutient. Coumba Ndoffène Diouf alerte sur l’exécutif et considère que les désaccords parlementaires ne doivent pas entraver l’action gouvernementale.

Dans sa contribution, intitulée « LFR 2026, tensions au sein de la majorité et responsabilité politique : le temps du sursaut républicain », il questionne la méthode suivie après l’adoption de la question préalable, qui a empêché l’examen du projet budgétaire sur le fond. Comme le rapporte Exclusif, il reconnaît aux députés le droit de contester les orientations, de demander des explications au gouvernement et de proposer des amendements.

Il appelle toutefois les responsables politiques à éviter une confrontation durable entre des institutions issues du même projet. À ses yeux, les divergences doivent servir à améliorer l’action publique, sans fragiliser les institutions ni l’autorité de la fonction présidentielle incarnée par Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Le responsable politique invite aussi ceux qui voudraient, selon lui, tirer parti des tensions pour remettre en cause l’action présidentielle à faire preuve de retenue. Il estime que les difficultés liées à la dette, à l’emploi, au pouvoir d’achat et à la relance économique appellent des réponses concrètes plutôt que des affrontements politiques.

Au sein de NDAWI KIIRAY, il encourage les membres à privilégier la concertation et les propositions. Il affirme que les jeunes du mouvement doivent analyser l’actualité, interpeller les responsables et contribuer à la stabilité du projet présidentiel, plutôt que servir de relais aux tensions.

Lors du vote à l’Assemblée nationale, la question préalable a été adoptée par 109 voix contre 20, avec trois abstentions.

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1 commentaire

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  1. Les députés demandent des preuves,des documents pour discuter des Lois de FINANCES ! Il faudrait trouver un moyen de garantie de CONFIDENTIALITÉ pour que ces documents d ACCORD soient transmis à l Assemblée nationale sénégalaise pour DÉBLOQUER LA SITUATION !