La majorité issue de l’alternance de 2024 est traversée par des tensions, alors que le débat sur la loi de finances rectificative (LFR) 2026 se prolonge à l’Assemblée nationale. Le rejet du texte par la Commission des finances, puis le report de son examen en séance plénière, ont mis en évidence les divisions au sein du pouvoir.
La crise entre Diomaye et Sonko oppose les soutiens du président Bassirou Diomaye Faye à ceux du Premier ministre Ousmane Sonko. La création de Kiiraay, présenté comme le parti présidentiel, donne une forme politique aux divergences apparues dans la mouvance arrivée au pouvoir en 2024. Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, conserve son appareil militant, tandis que le camp présidentiel cherche à affirmer son autonomie.
Dans son analyse, senenews décrit un paysage susceptible de s’organiser autour de trois pôles : Pastef, Kiiraay et le Front pour la défense de la République (FDR). Le débat budgétaire reflète des désaccords sur les priorités économiques, la gestion des finances publiques et la mise en œuvre des engagements politiques.
L’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale et de nouvelles élections législatives alimente les spéculations. Cette option reste hypothétique. Si elle se concrétisait, les forces politiques devraient clarifier leurs positions et mesurer leur capacité à mobiliser les électeurs.
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Dans l’opposition, le FDR entend tirer parti des divisions de la mouvance présidentielle. Idrissa Seck, ancien Premier ministre et président de Rewmi, cherche à retrouver une place dans le débat national en affichant son ancrage dans l’opposition et son rapprochement avec le Front. Les composantes du FDR ont des trajectoires, des ambitions et des intérêts divers, ce qui pourrait compliquer la construction d’une coalition durable.
En décembre 2025, Thierno Alassane Sall avait qualifié la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko de « lutte égoïste pour la conservation du pouvoir ». Cette appréciation du leader de République des Valeurs portait sur les tensions au sommet de l’État, et non sur le différend budgétaire actuel.
Idrissa Seck a appelé à la formation d’un front uni de l’opposition.



