Les changements à la tête des agences et directions publiques devraient se poursuivre lors du prochain Conseil des ministres. La perspective de nouvelles nominations intervient alors que plusieurs proches d’Ousmane Sonko encore en poste sont progressivement écartés depuis son départ de la Primature.
Cette évolution s’inscrit dans une recomposition engagée dès l’arrivée du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lô. Lors de son premier Conseil des ministres, le 5 juin 2026, des limogeages et des nominations à de hauts postes stratégiques étaient attendus. Le remaniement ministériel avait notamment entraîné le départ de plusieurs ministres issus des rangs de PASTEF.
Le mouvement ne s’est pas limité à l’équipe gouvernementale. Le Conseil des ministres du 17 juin a enregistré 29 nominations individuelles dans les finances publiques, l’énergie et les mines. Parmi elles, Aliou Ndiaye a été nommé secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, tandis que Mouhamed Mactar Loum a pris le poste de secrétaire général de la Délégation générale aux Affaires religieuses.
La réorganisation s’est poursuivie au fil des semaines. Le 29 juillet, 28 nominations ont été prononcées dans plusieurs secteurs stratégiques de l’État, avec notamment l’arrivée de Mamadou Moustapha Dia à la Direction des Domaines, en remplacement d’Abdou Gning, et celle d’Abdourahmane Ba à la Direction des Enquêtes douanières, en remplacement de Ndiaga Soumare.
Cette évolution nourrit depuis plusieurs mois les discussions au sein de PASTEF. Les débats portent notamment sur le sort des cadres du parti occupant des fonctions de direction après la formation du gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô.
Amadou Bâ, responsable de la communication de PASTEF, a donné sa lecture de la situation dans une publication sur Facebook. Selon lui, les directeurs généraux qui seront limogés le seront parce qu’ils auront refusé de rejoindre le parti présidentiel (Ndarinfo).
Le responsable de PASTEF considère cette série de départs comme une preuve de fermeté politique. Il estime que des citoyens africains peuvent renoncer à des postes de ministre ou de directeur général pour rester fidèles à leur projet et à leur engagement devant le peuple.
Amadou Bâ affirme que ces responsables auront refusé des postes afin de rester conformes à leur projet politique.
