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Conscience des risques mais sucre à volonté dans le thé et le café : le paradoxe des Dakarois

À Dakar, le sucre est partout : dans le café Touba, dans le thé, dans le pain et les produits transformés. Beaucoup de Sénégalais en sont conscients, mais ils peinent à réguler leur consommation. Pourquoi un tel paradoxe ?

Des habitudes bien ancrées

Les témoignages recueillis par Kawtef illustrent ce décalage. Le sérigraphe Mouhamed Faye et le mercier Moustapha Cissé s’imposent une discipline stricte : nombre limité de morceaux par jour, pâtisseries évitées. À l’inverse, des mécaniciens comme Amath Ndiaye et Ousseynou Mané, ou des ouvriers comme Chérif Diallo et Mame Diarra, confessent une consommation quotidienne excessive, par habitude ou par manque de sensibilisation. Leur régime traditionnel, riche en riz, et l’absence d’activité physique aggravent la situation.

Un tueur silencieux aux multiples visages

Les intervenants listent les conséquences : diabète de type 2, obésité, maladies cardiovasculaires, accumulation de graisse dans le foie, mais aussi fatigue, somnolence, caries et inflammations cutanées. Le sucre industriel invisible, présent dans le pain ou les plats préparés, complique la tâche. Pourtant, des gestes simples existent : privilégier l’eau et les fruits entiers, limiter les produits ultra-transformés, réduire le sucre dans les boissons chaudes, et pratiquer du sport pour brûler l’excès de glucides.

Cette surconsommation de sucre n’est pas sans rappeler l’alerte lancée en novembre 2025 par le Dr Abdoulaye Diémé, unique endocrino-diabétologue de l’hôpital de la Paix de Ziguinchor. Il soulignait que « c’est au stade des complications que l’on découvre leur diabète », appelant à un dépistage précoce face à une maladie qui touche des centaines de patients dans cet établissement.

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