L’Union européenne (UE) et le bloc sud-américain du Mercosur ont officialisé, samedi au Paraguay, un accord commercial d’envergure après vingt-cinq ans de négociations complexes. Cette signature, supervisée par les hauts dirigeants européens, marque l’aboutissement d’un processus diplomatique et économique visant à instaurer une vaste zone de libre-échange entre les deux continents.
La cérémonie de signature a vu la participation de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du président du Conseil européen, Antonio Costa, aux côtés des représentants de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay. Selon l’agence Anadolu, Ursula von der Leyen a salué ce moment comme l’avènement d’un « nouveau partenariat » entre les deux régions. Elle a souligné que ce document, qui a survécu à de multiples changements de gouvernements, permettait de créer « la plus grande zone de libre-échange au monde ».
Dans son allocution, la responsable européenne a insisté sur la portée stratégique de cette alliance. « Cet accord envoie un message fort au monde. Il témoigne d’un choix clair et délibéré. Nous privilégions le commerce équitable aux droits de douane », a-t-elle déclaré. L’objectif affiché est d’offrir des avantages concrets aux entreprises et aux populations en favorisant un partenariat durable plutôt que l’isolement économique.
Sur le plan technique, le traité prévoit une réduction significative des droits de douane sur plusieurs produits agricoles sud-américains, notamment le bœuf, la volaille, les produits laitiers, le sucre et l’éthanol. En contrepartie, les industries européennes obtiendront un accès élargi aux marchés des pays membres du Mercosur. Cette validation intervient au lendemain de l’approbation du texte par les États membres de l’UE, malgré un contexte tendu marqué par des manifestations d’agriculteurs et l’opposition affichée de pays comme la France, l’Irlande, la Hongrie et la Pologne.