Les habitants de la Cité APIX haussent le ton face aux menaces judiciaires qui pèsent sur plusieurs de leurs représentants. Réunis en urgence, les riverains dénoncent ce qu’ils considèrent comme des manœuvres foncières et des poursuites injustifiées. Par la voix de leur porte-parole du jour, Ousmane Ndiaye, ils interpellent les autorités et annoncent leur détermination à défendre leurs droits, alors qu’une audience en référé est prévue le 15 octobre.
La tension monte à la Cité APIX. Les habitants de cette cité aménagée dans le cadre du relogement des populations affectées par la construction de l’autoroute à péage contestent la procédure judiciaire visant plusieurs délégués et figures de leur communauté. Lors d’un rassemblement d’urgence, ils ont exprimé leur inquiétude face à une situation qu’ils jugent préjudiciable à leur avenir et à la stabilité de leur cadre de vie.
« Cette mobilisation est une mobilisation de la dernière énergie, une mobilisation de désespoir, une mobilisation pour un appel aux autorités de ce pays », a déclaré Ousmane Ndiaye, porte-parole du jour.
Selon les informations rapportées par Seneweb, plusieurs représentants des habitants sont convoqués devant le tribunal en référé le 15 octobre. Une échéance qui suscite colère et incompréhension au sein de la communauté, laquelle rappelle que la cité a été aménagée sous l’égide de l’État du Sénégal, avec le concours de bailleurs de fonds internationaux, dans le cadre d’un programme de réinstallation.
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« Une dénonciation calomnieuse », selon le porte-parole
Ousmane Ndiaye s’interroge sur le fait que des populations relogées dans le cadre d’un projet officiel se retrouvent aujourd’hui confrontées à des procédures judiciaires. Il rappelle que les institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence française de développement (AFD), accordent une importance particulière aux conditions de réinstallation des populations affectées par les projets qu’elles accompagnent.
Pour le porte-parole, la situation actuelle est d’autant plus difficile à comprendre que les habitants concernés estiment avoir été installés dans cette cité dans le cadre d’un dispositif officiel.
Il conteste fermement les accusations visant leurs représentants, allant jusqu’à évoquer une « dénonciation calomnieuse ». « Tout ce qui leur est reproché n’est fondé sur aucun élément probant qu’on peut constater », affirme-t-il au micro de Senego. Ces propos reflètent la position des habitants mobilisés, sans préjuger de l’issue de la procédure judiciaire.
La crainte d’une remise en cause de l’avenir de la cité
Au-delà du dossier judiciaire, les riverains dénoncent ce qu’ils qualifient de « délinquance foncière », qu’ils considèrent comme une menace pour leur cadre de vie. Ousmane Ndiaye établit notamment un parallèle avec les difficultés observées dans certaines zones d’habitation, où des problèmes d’urbanisme et d’aménagement peuvent, selon lui, avoir de lourdes conséquences sur les populations.
Le porte-parole souligne également que la Cité APIX a récemment été remarquée pour sa résistance aux inondations, grâce à son système d’évacuation des eaux pluviales et usées. Pour les habitants, la préservation de ce cadre de vie représente un enjeu majeur, alors que la cité est présentée comme une référence en matière d’aménagement.
« Cette cité est notre cité. Nous, déplacés, populations affectées par le projet. Nous, populations vivant en paix dans cette cité et aspirant à un avenir paisible », insiste Ousmane Ndiaye.
Les habitants disent vouloir s’en remettre au droit
Malgré leur indignation, les habitants affirment vouloir se présenter à l’audience du 15 octobre et défendre leur position par les voies légales. « Ce procès en référé, auquel nos populations ont été attraites, nous y irons, comptant sur le droit, étant légalistes », déclare leur porte-parole.
Il prévient toutefois que l’issue de cette procédure est suivie avec une vive inquiétude par les résidents, qui redoutent des conséquences sur l’avenir de leur communauté.
À travers cette mobilisation, les habitants de la Cité APIX appellent les autorités à se saisir de leurs préoccupations. Ils entendent défendre leur droit à un cadre de vie paisible et empêcher, selon leurs termes, toute remise en cause de la situation des populations réinstallées.
À ce stade, les éléments communiqués exposent essentiellement la position des habitants mobilisés. Les griefs formulés par leur porte-parole restent à distinguer des faits qui pourraient être établis dans le cadre de la procédure judiciaire.




