CESE, fonds Casamance… Aminata Touré renvoie Malick Gakou à un autre dossier

La passe d’armes se poursuit entre Malick Gakou et Aminata Touré. Après avoir demandé à la superviseure générale du parti Kiiraay de s’expliquer devant une commission d’enquête parlementaire sur sa gestion du Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’ancien ministre a reçu une réponse de l’intéressée, ce lundi sur Rfm matin.

Malick Gakou s’appuie notamment sur un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE), daté de 2021, pour réclamer des éclaircissements sur la gestion d’Aminata Touré à la tête du CESE.

Face à cette interpellation, l’ancienne Première ministre affirme n’avoir rien à dissimuler et se dit favorable à l’examen des dossiers de gestion publique. « Je n’ai aucun rapport à cacher »

Aminata Touré a rappelé que le dossier relatif à sa gestion du CESE avait déjà fait l’objet de débats publics, notamment lorsque ses adversaires politiques étaient dans l’opposition.

Elle soutient que les éléments concernant sa gestion ont été examinés et qu’aucune faute ne lui a été démontrée, selon son appréciation.

Pour elle, le débat ne doit pas se transformer en affrontement politique, mais rester centré sur les faits et les documents disponibles.

Le Fonds Casamance au cœur de la controverse

Aminata Touré a également élargi son propos à la gestion du fonds Jamm destinés à la paix en Casamance. Elle estime que ce dossier, sous l’autorité de l’ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, actuellement Président de l’Assemblée nationale, mérite lui aussi d’être examiné par une commission d’enquête parlementaire.

Selon ses déclarations, des interrogations portent sur l’utilisation de ces ressources, notamment pour l’achat de véhicules et la construction de bâtiments administratifs. Elle soulève la question de la conformité de ces dépenses à la destination initiale des fonds.

« Si l’on veut faire la lumière sur les dossiers, il faut examiner les choses jusqu’au bout », résume-t-elle en substance.

La responsable politique considère que les investigations doivent permettre de vérifier si les dépenses engagées correspondaient effectivement aux objectifs poursuivis.
Elle appelle donc à examiner les pièces justificatives et à établir les responsabilités éventuelles sur la base de faits vérifiables.

La reddition des comptes, sans deux poids deux mesures

Dans sa réponse à Malick Gakou, Aminata Touré défend le principe d’une reddition des comptes appliquée à tous les responsables publics. Elle affirme être disposée à ce que les dossiers qui la concernent soient examinés, tout en réclamant la même exigence de transparence pour les autres affaires.

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