Casamance : les limites de l’approche militaire mises en avant lors d’une soutenance de thèse…

La Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEF) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a abrité, ce mardi, une soutenance de thèse consacrée au conflit en Casamance. Cette session, qui s’inscrit dans un programme de six soutenances prévu sur trois jours, est organisée en partenariat avec le Centre africain d’intelligence stratégique, l’Université pour la paix des Nations unies et l’École doctorale ED-THOS.

Dirigée par le professeur Ibou Sané, la thèse présentée par le général à la retraite El Hadji Babacar Faye analyse les différentes dimensions du conflit casamançais, notamment ses ramifications en Gambie et en Guinée-Bissau.

Pour le professeur Ibou Sané, la sortie de crise doit dépasser la seule approche militaire. Il préconise notamment de miser sur un développement économique inclusif, mais aussi sur la dimension culturelle, en tenant compte des valeurs et réalités socioculturelles de la Casamance.

De son côté, El Hadji Babacar Faye estime que le conflit doit également être appréhendé sous l’angle de la « sécurité humaine », à travers les besoins des populations en matière de santé, d’alimentation, de mobilité et d’environnement. Il souligne aussi l’importance des facteurs géopolitiques liés à la Gambie et à la Guinée-Bissau.

Malgré la durée du conflit, le général à la retraite se dit optimiste quant à une issue négociée, estimant que la situation actuelle offre une opportunité pour explorer de nouvelles pistes de règlement.

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