À Djifanghor, dans l’arrondissement de Niaguis, Casa Industries a réuni les populations, les autorités municipales, les chefs de village, les notables et les responsables religieux autour d’une rencontre consacrée au dialogue, à la prière et au partage.
L’implantation de Casa Industries à Djifanghor vise notamment à rapprocher l’entreprise des communautés riveraines. Les échanges ont porté sur les attentes des habitants et sur leur meilleure compréhension du projet industriel. Comme le rapporte EMedia, Xavier Diatta, directeur de la société, a assuré que l’initiative devait servir la participation de la région à l’économie, au-delà des intérêts individuels.
La transformation de l’anacarde constitue l’un des axes du projet. Selon le directeur, environ 3 % de la production serait actuellement transformée au Sénégal, tandis que la plus grande partie est exportée sans transformation suffisante. L’enjeu dépasse désormais celui d’une seule unité industrielle : le gouvernement prévoit d’injecter 90 milliards de francs CFA en Casamance pour industrialiser la filière de l’anacarde et créer 50 000 emplois. Cette orientation s’inscrit dans un effort plus large de soutien à l’industrie, le budget du ministère de l’Industrie ayant été triplé pour atteindre 150 milliards de francs CFA en 2026.
Casa Industries prévoit aussi d’ouvrir une unité consacrée à l’arachide, avec la production de pâte d’arachide dans un premier temps, annoncée pour octobre.
Sur le volet social, l’entreprise compte près de 70 travailleurs, dont une importante proportion de femmes. Une employée a expliqué que cette activité permet aux femmes de soutenir leurs familles, leurs maris et leurs enfants.
Présent à la rencontre, l’imam Muhammad Mustafa Diallo, président de la Fédération des imams et oulémas de l’arrondissement de Niaguis, a salué l’arrivée de l’entreprise. Il a estimé que l’activité industrielle pouvait contribuer à réduire le chômage en Casamance et souhaité qu’elle offre davantage d’opportunités à la jeunesse.
Le chef du village de Djifanghor, Monsieur Sagna, qui représentait également la mairie, a appelé les populations, l’entreprise et les pouvoirs publics à préserver la paix autour de l’investissement. Il a aussi demandé à l’État d’accompagner la croissance de cette activité dans une zone qu’il a qualifiée de stratégique.
Xavier Diatta a déclaré qu’une employée était « toujours fière de sortir de chez elle pour venir gagner dignement son salaire ».
