La perspective de voir l’ancien chef de l’État briguer le poste de Secrétaire général des Nations unies continue d’alimenter le débat public. Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, le Directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal s’est adressé au président Bassirou Diomaye Faye et à son Premier ministre Ousmane Sonko pour formuler une exigence précise concernant la position diplomatique du pays.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, Seydi Gassama maintient sa ferme opposition à la candidature de Macky Sall à l’ONU. Pour appuyer sa requête, le défenseur des droits humains demande aux nouvelles autorités sénégalaises de s’inspirer d’un événement diplomatique survenu le 23 mars dernier. Il invite l’Exécutif à suivre l’exemple du nouveau gouvernement chilien, dirigé par José Antonio Kast, qui a officiellement retiré le soutien de son pays à la candidature de l’ancienne présidente Michelle Bachelet au poste de Secrétaire générale de l’ONU, une initiative qui avait été initialement portée par son prédécesseur Gabriel Boric.
Cette démarche exigée par Seydi Gassama vise à empêcher la « banalisation » des événements survenus lors des dernières années du mandat de l’ancien président sénégalais. Toujours d’après le journal Sud Quotidien, le responsable d’Amnesty International justifie sa position en rappelant le bilan de la période de tensions politiques s’étalant de 2021 à 2024. Il évoque un lourd tribut humain et judiciaire, avec plus de 65 décès recensés et des milliers d’arrestations. Il estime que soutenir cette candidature internationale reviendrait à ignorer la souffrance des victimes, insistant sur le fait que l’impunité ne doit pas prévaloir face aux responsabilités passées.
Actuellement portée par le président de l’Union africaine, l’ambition onusienne de Macky Sall fracture la scène politique nationale. Si les membres de l’Alliance pour la République (APR), d’anciens pourfendeurs et leurs alliés soutiennent cette initiative, des organisations de la société civile ainsi que le parti PASTEF au pouvoir s’y opposent formellement, s’appuyant sur les violences politiques de la fin du précédent régime pour demander au chef de l’État de ne pas endosser cette candidature.



Au moins!
Il faut faire une enquete de moralite pour tous les candidats