Les autorités du Burkina Faso ont acté une réorientation de leur politique commerciale agricole dans le but de soutenir l’industrialisation locale. Une nouvelle directive, rendue publique le lundi 16 mars, modifie les règles pour les opérateurs économiques opérant aux frontières du pays.
Selon les informations rapportées par l’Agence Afrique, le gouvernement burkinabè a officiellement suspendu l’exportation de la tomate fraîche sur toute l’étendue du territoire national, et ce jusqu’à nouvel ordre. Par conséquent, la délivrance des Autorisations Spéciales d’Exportation (ASE) est immédiatement interrompue.
L’objectif de cette mesure gouvernementale est de garantir un approvisionnement constant des unités de transformation locales et de valoriser la production interne. Pour accompagner cette transition, un délai de deux semaines, à compter de la date de signature du communiqué, a été accordé aux opérateurs économiques détenant des licences en cours de validité afin de finaliser leurs opérations. Passé ce cap, les autorités précisent que toutes les autorisations antérieures seront considérées comme caduques.
Des directives strictes ont été établies concernant les contrevenants. Toute marchandise saisie en violation de cette interdiction d’exportation sera rétrocédée gratuitement aux unités industrielles de transformation mises en place dans le cadre de l’actionnariat populaire.
Pour veiller à l’application de cette décision, les autorités s’appuient sur la mobilisation conjointe des services techniques, des forces de sécurité et des contrôleurs aux frontières. La population est également invitée à signaler tout manquement aux nouvelles règles via des numéros verts communiqués par le gouvernement.