Les plafonds de dépenses du Tableau des opérations financières de l’État (TOFE) devraient reculer de près de 288 milliards de francs CFA par rapport à la loi de finances initiale (LFI) 2026. Le déficit budgétaire est projeté à 4,9 % en 2027.
Les préparatifs du budget 2027 se poursuivent donc sous contrainte. Les ressources disponibles devraient d’abord financer l’achèvement des investissements déjà engagés. Les nouveaux projets devront être compatibles avec les orientations de l’Agenda national de transformation.
Les enveloppes indicatives notifiées aux institutions constitutionnelles et aux ministères s’élèvent à 2 451 milliards de francs CFA. Elles comprennent 1 470,2 milliards pour le fonctionnement et 980,7 milliards pour l’investissement. Ces montants excluent les dépenses de personnel, les intérêts de la dette publique et les ressources extérieures. Comme l’écrit leral, certaines dépenses prioritaires pourraient encore être soumises à des arbitrages.
Le directeur général du Budget, Massamba Dieng, a appelé à une meilleure hiérarchisation des dépenses publiques. La mobilisation des recettes et l’amélioration de l’exécution budgétaire font aussi partie des enjeux identifiés.
Représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, le directeur de cabinet Babacar Cissé a présenté cette étape comme le début de la phase opérationnelle d’élaboration du budget 2027. Elle doit permettre aux responsables concernés de partager les mêmes orientations et d’améliorer l’allocation des crédits.
Les autorités prévoient de poursuivre les réformes budgétaires engagées et d’introduire de nouvelles mesures pour renforcer l’efficacité de la gestion publique.
