Les conflits armés et les crises au Sahel figurent parmi les défis évoqués par Bassirou Diomaye Faye lors de son intervention à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 24 septembre 2026, selon un.org. Le président sénégalais s’exprimait aussi en sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, fonction confiée au Sénégal en juillet. L’organisation doit composer avec les conséquences du départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, qui fragilise la coopération régionale au moment où les crises sahéliennes restent au cœur des enjeux de sécurité.
Le chef de l’État a défendu le multilatéralisme et demandé une Organisation des Nations unies « plus forte, plus représentative et plus efficace ». Il a également plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité, chargé des questions de paix et de sécurité internationales, ainsi que pour une transformation de l’architecture financière mondiale. Il a notamment souligné le déficit de 4 000 milliards de dollars nécessaire au financement des Objectifs de développement durable (ODD), et appelé à un traitement soutenable de la dette et à un meilleur accès aux financements concessionnels.
Cette intervention s’inscrit dans une séquence diplomatique menée par le président avant son arrivée à New York : il s’était rendu à Washington les 14 et 15 septembre, puis à Abou Dhabi les 16 et 17 septembre, avant de quitter Dakar le 21 septembre. À l’ONU, il a par ailleurs évoqué la coopération entre le Sénégal et les Nations unies, notamment la construction de la Maison des Nations unies à Diamniadio. Il a cité le lancement du premier satellite sénégalais comme illustration de l’usage des technologies au service du développement humain.
Le Sénégal accueillera les Jeux olympiques de la jeunesse du 31 octobre au 13 novembre 2026.



