Le 24 septembre 2026, à New York, Bassirou Diomaye Faye a pris la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies, réunie pour sa 81e session. À l’ONU, selon Africaradio, le président sénégalais a défendu le Sahel et appelé à ne pas laisser la région seule face à ses difficultés.
Il a plaidé pour une lutte conjointe contre le terrorisme, soulignant le caractère transfrontalier de la menace. Il a également averti qu’une déstabilisation du Sahel ne toucherait pas seulement l’Afrique, mais aussi d’autres intérêts présents dans la région.
Cette exigence de coopération s’inscrit dans un contexte concret : le 18 juillet, cinquante soldats maliens ont été tués dans une embuscade sur la route entre Anéfis et Gao, attribuée à des groupes indépendantistes touaregs et jihadistes. Dix jours plus tard, Diomaye Faye s’est rendu à Bamako pour une visite de travail de vingt-quatre heures et a condamné ces actes. Les discussions ont porté sur le renseignement, la lutte contre les trafics et la sécurisation des corridors, notamment l’axe Bamako-Dakar.
À Bamako, le 28 juillet, le président sénégalais avait aussi affirmé que le Sénégal était prêt à « accompagner le Mali » contre le terrorisme. Alors qu’il était président en exercice de la Cédéao depuis moins de dix jours, il n’a pas cité l’organisation lors de cette visite, consacrée à la coopération bilatérale et aux moyens de lutter contre la menace. À New York, il a cette fois placé l’effort collectif à l’échelle de la sous-région : à la tête de la Cédéao, il a assuré qu’il poursuivrait ses efforts pour la paix et la sécurité, appelant les pays concernés à un sursaut commun et présentant la paix comme une responsabilité partagée.
Depuis une dizaine d’années, l’influence de groupes jihadistes s’est fortement développée en Afrique de l’Ouest, notamment celle du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, de l’État islamique au Sahel et de Boko Haram.

