C’est à Touba Ngabou que le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a donné le coup d’envoi de la construction de l’Hôpital international Jalibatoul Marakhib – Hijama. L’infrastructure, dont le coût est estimé à 32 milliards de francs CFA, est financée via un partenariat public-privé.
Le futur établissement, qui occupera 10 000 m², proposera un plateau technique de haut niveau. Il comprendra un centre de cancérologie, une unité de cardiologie interventionnelle, un bloc de chirurgie générale et orthopédique et un pôle de gynécologie-obstétrique. S’y ajouteront des urgences accessibles 24 heures sur 24, un centre d’imagerie médicale complet et un laboratoire de biologie médicale.
Un maillon de la stratégie sanitaire nationale
Ce projet s’intègre à la Vision Sénégal 2050, stratégie qui combine investissement privé et action publique pour moderniser l’offre de soins. L’objectif : freiner les évacuations médicales vers l’étranger et rapprocher les traitements spécialisés des populations de Touba et de Diourbel. L’hôpital contribuera également à mieux prendre en charge les nombreux pèlerins qui convergent vers la ville sainte.
Ce chantier vient s’ajouter à d’autres projets d’envergure. En avril 2026, le gouvernement annonçait que l’hôpital de Tivaouane, d’un coût de 46 milliards FCFA, était achevé à 95 %, tandis que la reconstruction de l’hôpital Aristide-Le-Dantec de Dakar, évaluée à 92,5 milliards, atteignait 60 % d’exécution. Plus tôt, le président Diomaye Faye avait dévoilé une enveloppe de 91 milliards FCFA pour les infrastructures sanitaires en 2026, comprenant la finalisation du centre d’oncologie de Diamniadio et la construction de 35 centres de santé.
Cette cérémonie a marqué la fin d’une visite de 48 heures du président à Touba. Il a échangé avec le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, et s’est rendu au mausolée de Khadimou Rassoul, selon les informations de Rewmi.
