Le président Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement de mieux répondre aux urgences économiques et sociales, tout en renforçant la lutte contre la vie chère. Cette orientation intervient après la conclusion d’un programme de 1 243 milliards de francs CFA avec le Fonds monétaire international (FMI).
Les instructions présidentielles sur les urgences concernent notamment le pouvoir d’achat des ménages, la régulation des loyers, la santé, l’emploi et la relance de l’économie. Le chef de l’État a également appelé à densifier la carte sanitaire et à assurer la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse.
En conseil des ministres, Bassirou Diomaye Faye a demandé un suivi renforcé des secteurs stratégiques et des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les Sénégalais. APS indique que ces demandes ont été formulées lors de cette réunion. Le Soleil rapporte aussi sa volonté de consolider la politique sociale.
Cette séquence intervient alors que la hausse des prix pèse sur les ménages. Le 2 septembre, une campagne citoyenne intitulée « 30 jours pour le juste prix » avait été lancée pour signaler les tarifs jugés excessifs, avec un boycott progressif de certains produits envisagé par les participants.
Le débat porte également sur les effets attendus de l’accord conclu avec le FMI. Bougane Guèye Danny, président de Gueum Sa Bopp, estime qu’il ne suffira pas à relancer l’économie sénégalaise. Il considère toutefois qu’il peut contribuer au rétablissement des équilibres macroéconomiques et au retour des financements concessionnels.
Le Sénégal a choisi un plan de traitement de la dette plutôt qu’une restructuration, selon Walfquotidien. Des économistes cités par le journal estiment néanmoins que cette formule revient à désigner autrement une restructuration de la dette.
Vox Populi présente ces orientations comme la confirmation d’un gouvernement appelé à agir, réaliser et produire des résultats pour répondre aux attentes des populations. Le quotidien L’info rapporte, de son côté, que le président insiste sur le pouvoir d’achat, la santé et l’emploi, tandis que le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo fixe les priorités de son équipe.
Le dossier des crédits spéciaux reste aussi au centre de l’actualité parlementaire. Le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré recevable, le 2 septembre, une proposition de loi organique destinée à encadrer ces crédits. Le Conseil constitutionnel avait invalidé, le 26 août, un texte adopté sur le même sujet.
Le gouvernement réaffirme sa préférence pour un encadrement réglementaire, alors que l’Assemblée nationale engage une nouvelle initiative relevant de la loi organique relative aux lois de finances.
