Bamako : 16 blessés après des attaques coordonnées, la situation « sous contrôle »

La situation sécuritaire est revenue au calme au Mali après une série d’attaques armées coordonnées survenues samedi 25 avril 2026 dans plusieurs localités du pays. Dans un communiqué officiel, les autorités de la Transition assurent que la situation est désormais « totalement sous contrôle ».

Selon le gouvernement, ces offensives simultanées ont visé des zones stratégiques, notamment Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal, dont certaines abritent des installations militaires. Les autorités évoquent des attaques « complexes et coordonnées » menées par des groupes armés.

Le bilan provisoire fait état de 16 blessés, parmi lesquels des civils et des éléments des Forces armées maliennes (FAMA). Les victimes ont été prises en charge dans des structures sanitaires, tandis que les dégâts matériels sont jugés limités.

Dans la foulée, les autorités assurent que les assauts ont été contenus grâce à la réaction rapide des forces de défense et de sécurité. « Plusieurs assaillants ont été neutralisés » et « le dessein des groupes armés a été mis en échec », souligne le communiqué gouvernemental.

De son côté, l’état-major général des armées indique que des opérations de ratissage sont toujours en cours pour sécuriser totalement les zones concernées. L’armée met en avant « le professionnalisme et l’engagement » de ses troupes face à ces attaques d’envergure.

Quelques heures après le début des affrontements, les autorités militaires affirmaient déjà avoir repris le contrôle de la situation, alors que des échanges de tirs étaient encore signalés dans certaines zones, notamment à la périphérie de la capitale.

Face à la circulation d’images et de messages sur les réseaux sociaux, les autorités appellent les populations à garder leur calme et à éviter toute diffusion d’informations non vérifiées susceptibles d’alimenter la psychose.

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2 commentaires

  1. Pourquoi occulter la vérité sur ces attaques d’une ampleur inédite ? L’armée peine manifestement à reprendre le contrôle de la situation.

    Le ministre de la Défense et sa famille ont été tués par les rebelles, qui visaient initialement la résidence d’Assimi Goïta ; ce dernier n’a été exfiltré et mis en sécurité que de justesse.

    Kidal quant à elle est désormais aux mains des mouvements arabes de l’Azawad. Les mercenaires russes, qui contrôlaient la ville jusqu’alors, s’en retirent désarmés à la suite d’un accord avec les insurgés.

    Au lieu de se concentrer sur le front, les forces maliennes sont accusées, à juste titre, d’avoir multiplié les exactions contre les populations civiles désarmées. Si le pouvoir n’est pas rendu, ce pays, dix fois plus vaste que le Sénégal, risque la dislocation sous la pression djihadiste.

    L’effondrement du Mali aurait des répercussions désastreuses sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Et le Sénégal sera pris en étau sûr ses frontières terrestres par un rideau de feu djihadiste et de militaires despotes.

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