Lors de la conférence internationale consacrée à la crise de la dette au Sénégal, mardi à Dakar, Ayib Daffé a défendu la stratégie économique mise en œuvre par les autorités sénégalaises face aux difficultés budgétaires et financières du pays.
Le président du groupe parlementaire PASTEF a notamment mis en avant la Vision Sénégal 2050 ainsi que le Plan de redressement économique et social, présentés comme les principaux instruments de réponse à la crise actuelle.
Selon lui, ces initiatives traduisent la volonté du gouvernement de bâtir une transformation structurelle de l’économie nationale malgré les contraintes liées à l’endettement. « On a eu à mettre en place la Vision Sénégal 2050, l’agenda national de transformation », a-t-il déclaré devant les participants à cette rencontre internationale organisée sous le patronage du Premier ministre Ousmane Sonko.
Ayib Daffé a rappelé que cette stratégie repose sur quatre axes majeurs : « une économie compétitive et la création d’emplois, le renforcement du capital humain et des équités sociales, l’aménagement durable du territoire, la bonne gouvernance et l’engagement africain ».
Le parlementaire a également insisté sur les efforts engagés pour maintenir le fonctionnement de l’économie sénégalaise malgré l’absence de programme avec le Fonds monétaire international.
« Depuis deux ans, nous n’avons pas de programme avec le Fonds monétaire international. Mais malgré cela, le gouvernement arrive quand même à faire face à ses obligations internationales et nationales », a-t-il soutenu.
Dans son intervention, Ayib Daffé a défendu l’idée d’une réponse souveraine à la crise de la dette, fondée sur des politiques publiques adaptées aux réalités sénégalaises plutôt que sur des solutions dictées de l’extérieur. Il a estimé que la situation exigeait « des mesures hardies, des mesures courageuses, mais également des mesures originales » afin de « sortir des sentiers battus » et des « solutions préfabriquées ».
Le président du groupe parlementaire PASTEF considère ainsi que la Vision Sénégal 2050 et les réformes engagées constituent les fondements d’une stratégie économique destinée à préserver les ambitions de transformation portées par les nouvelles autorités, tout en évitant une politique d’austérité susceptible de freiner les investissements et les attentes sociales.